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Page mise à jour
le 11.12.2014

 Les transports au Burkina Faso

L'enclavement du Burkina Faso, s'il handicape l'essor économique du pays, a cependant conduit au développement de bonnes infrastructures routières. Toutes les routes Burkinabè mènent forcément à une capitale étrangère : l'axe Ouaga-Bobo mène à Abidjan (Côte d'Ivoire) et Bamako (Mali), le Ouaga-Fada mène à Cotonou (Bénin) et Niamey (Niger), le Ouaga- mène à Accra (Ghana) et le Ouaga-Tenkodogo mène à Lomé (Togo). L'ensemble des échanges économiques transite par ces frontières.

Dans une ville comme Ouaga qui, malgré son petit nombre d'habitants s'étend sur un cercle de 20km de diamètre, le transport est un véritable problème. Si la capitale Burkinabè ne connait pas les embouteillages que peuvent connaître Dakar ou Cotonou (villes deux fois moins étendues mais deux fois plus peuplées !), se rendre d'un point à l'autre de la capitale n'en demeure pas moins un casse-tête pour des centaines de milliers de travailleurs et d'élèves. Les transports en commun sont presque inexistants. Les bus de la SOTRACO sont rares, inconfortables et ne desservent qu'une toute petite partie de la ville ignorant ainsi les quartiers dits "non lotis" qui hébergent une population pauvre sur une couronne de 5 kilomètres tout autour du territoire "officiel" ouagalais.

Découvrons les différents modes de transports employés au Burkina Faso.

SOMMAIRE :
Les transports individuels : Les transports en commun :
> Les taxis
> Les motos
> Les vélos
> La location de voiture
> Les pieds
> Gares routières
> SOTRACO
> Train
> Occas'

Voir aussi la page Ouaga pratique pour le détail des transports à Ouagadougou
Voir aussi la page sur les distances kilométriques entre les villes du Burkina Faso
Voir aussi la page sur le prix des transports en commun au Burkina Faso

LES TRANSPORTS INDIVIDUELS

Les taxis :

Le taxi n'a pas la cote au Burkina Faso. Mais c'est un peu de leur faute ! Tout d'abord, ces voitures peintes en vert ne sont présentes qu'à Ouagadougou et Bobo-Dioulasso et le total de ces véhicules ne doit guère dépasser les 500 dans tout le pays. Compter sur un taxi quand on en a besoin (c'est à dire le soir ou dans des quartiers excentrés) est donc une pure illusion. De plus, contrairement au reste de la planète, ce n'est pas au chauffeur de demander au client où il va mais à ce dernier de demander si sa destination est sur le trajet du taxi !!! Car c'est bien ce dernier qui décide du lieu où il va. Ajouté au fait que le chauffeur embarque plusieurs clients (procédure habituelle en Afrique), ce mode de fonctionnement s'apparente donc finalement plus à un transport en commun : il existe des "lignes" de taxi connues en dehors desquelles il est impossible d'en voir circuler un.

quelques taxis attendant leur tour dans le centre-ville de Ouaga
Photo ci-dessus : quelques taxis attendant leur tour dans le centre-ville de Ouaga (photo Christian COSTEAUX).

Le prix est plus ou moins fixe (généralement moins de 250CFA/personne à Ouaga quel que soit le trajet) et de toute façon il n'y a pas de compteur.

A noter : Il y a la possibilité de "louer" un taxi à l'heure pour le prix de 3000CFA. Ca revient, rapporté à l'heure, plus cher que se prendre un 4x4 climatisé chez Europcar mais c'est pratique quand on souhaite aller faire des courses au supermarché sans risquer de devoir poireauter comme un con avec ses sacs au bord de la route pour rentrer chez soi.
La société de transport STMB (plus connue pour ses bus) possède quelques taxis "radio" climatisés, confortables et possédant un compteur. Il suffit de leur donner un coup de téléphone et en quelques minutes le taxi passe vous prendre. Compte-tenu du confort et du sérieux, le prix est dérisoire et il n'y a pas, au moins, besoin de marchander 10 minutes...

Les "motos" :

magasin de cyles avec deux exemplaires neufs des Yamaha assemblées au Burkina Faso, référence de tout bon biker BurkinabèLe deux-roues motorisé, globalement appelé "moto", qu'il s'agisse d'une vieille Peugeot 103, d'un scooter chinois ou d'une véritable moto (rares par ailleurs) est l'engin dont tout Burkinabè qui n'en est pas équipé rêve nuit et jour.

L'arrivée des habituelles merdes fabriquées en Chine permet aux plus modestes de réaliser ce rêve à partir de 250 000CFA (moins de 400€). Les concessionnaires revendant cette camelote chinoise ont fait fortune ces dernières années et se sont offerts les deux plus gros magasins de l'avenue Kwamé Nkrumah. Mais, après quelques années d'expérience, les Burkinabè se sont aperçus que le matériel valait encore moins que ce qu'il coûtait puisque l'espèrance de vie d'un scooter chinois (compte-tenu de son usage intensif, de l'état des chemins et du nombre de passagers assis à l'arrière !) dépassait rarement deux ans.

Les Yamaha assemblées à Bobo-Dioulasso, malgré leur prix prohibitif, demeurent donc le produit que tout le monde préfère.

Photos : à droite magasin de cycles avec deux exemplaires neufs des Yamaha assemblées au Burkina Faso, référence de tout bon biker Burkinabè. Ci-dessous un parking à motos grand luxe (car couvert !) avenue de la Nation à Ouagadougou.

un parking à motos grand luxe (car couvert !) avenue de la Nation à OuagadougouDans toutes les villes du pays sont installés des "parkings" à motos dont les gérants ont payé une taxe municipale pour occuper le trottoir. Devant toutes les administrations, banques, bureaux de poste et grandes entreprises chacun peut pour 25 à 50CFA garer son deux-roues. Le garçon de parking, généralement payé au lance-pierre (rarement plus de 5000CFA - 7,5€ par mois) délivre un ticket numéroté aux heureux possesseurs des engins qui souvent les retrouvent d'ailleurs une ou deux heures après bien cabossés ou rayés (le trottoir est petit et cher et il faut l'amortir en serrant un maximum les guidons !).

D'autres activités tournent également autour de cet engouement pour les motos : qu'il s'agisse des vendeurs de carburant clandos (qui revendent l'essence à la bouteille au bord de la route), des vendeurs d'autocollants "SUZUKI" ou "YAMAHA" à coller pour masquer la marque véritable du scooter chinois bon marché, des vulcanisateurs sollicités sans cesse pour mettre une rustine de plus sur des chambres à air très sollicitées ou des réparateurs en tous genres, les activités sont légion. Sans parler de ces escrocs d'assureurs qui encaissent des sommes importantes (l'assurance est obligatoires pour les motos) sans jamais indemniser aucune victime d'accident de la route.

Les motos sont donc innombrables au Burkina-Faso et particulièrement à Ouagadougou où elles sont responsables de 95% de la pollution atmosphérique et de la pollution sonore. Le permis n'étant pas obligatoire pour les deux-roues, c'est l'anarchie permanente. Quand un paysan sorti de la brousse débarque avec son scooter en centre-ville, il n'y a bien que le feu rouge (et encore) qu'il respecte. Du coup, il est souvent fatal pour un piéton de traverser les grandes routes. Le nombre d'accidents mortels impliquant les motos (qu'elles en soient victimes ou responsables) augmente chaque année et, en s'asseyant patiemment près d'un carrefour fréquenté on peut admirer au moins un accident grave ou mortel par jour. C'est cependant surprenant d'en voir si peu quand on réalise le nombre de motocyclistes qui freinent avec leurs pieds et n'ont ni casque ni rétroviseur. Des voies réservées aux deux-roues ont été créées dans certains axes de la capitale.

A noter : Il est possible un peu partout au Faso de louer un deux-roues. En fonction du modèle et de l'état, il faut compter entre 1000 et 2500CFA / jour de location. Compte-tenu de l'entretien inexistant et des critères de sécurité Burkinabè un peu spéciaux, il convient évidemment de vérifier que les freins fonctionnent bien et que les rétroviseurs ne changent pas de direction en fonction de la vitesse du vent. A Ouaga, plusieurs loueurs clandos vous proposeront des locations au marché des cycles, SECTEUR 7, à côté du stade René Monory.

Le vélo :

mères de famille sportives dans le village de Sindou, province du LérabaLe vélo est le moyen de transport individuel le plus démocratique du pays. Peu onéreux à l'achat et d'une durée de vie illimitée, il équipe des centaines de milliers de familles au Burkina Faso.

Des villages les plus isolés jusqu'au centre-ville de Bobo-Dioulasso, des millions de bicyclettes circulent sur les routes et les pistes Burkinabè.

Ecologique, silencieux, sportif, économique, le vélo n'en demeure pas moins le mode de transport du pauvre qui l'échangerait bien volontiers contre une moto.

Photo à droite : mères de famille sportives dans le village de Sindou, province du Léraba (photo Christian COSTEAUX).

En brousse, le faible niveau de revenus des habitants et les grandes distances séparant les hameaux font que toutes les familles disposent d'au moins un vélo. Certains élèves n'hésitent d'ailleurs pas à parcourir quotidiennement un vingtaine de kilomètres aller-retour pour se rendre à l 'école.

Le désormais célèbre Tour du Faso, course cycliste connue jusqu'en France, a redonné au vélo un certain prestige depuis quelques années. Il n'est pas rare sur les routes nationales désertes de croiser un athlète lunetté et mailloté s'entraînant sur son bolide pour la prochaine édition du Tour.

IMPORTANT : pour les Burkinabè tout comme pour les touristes sportifs, sachez que les grandes routes du pays (et notamment la nationale Bobo-Ouaga) disposent d'une voie idéale pour circuler à vélo : il s'agit des anciennes routes, souvent ombragées par d'immense arbres, qui longent les nouvelles voies goudronnées. On peut y circuler en toute sécurité et à l'ombre sans souffrir des bus et des véhicules bruyants et dangereux...

 

Location de voiture :

en voiture, aucune chance de tomber en panne ! Les stations-services sont nombreuses et même en brousse on peut trouver un revendeur d'essence.Au Burkina Faso, comme hélas toujours en Afrique, la location de voiture est hors de prix. Malgré le fait que les véhicules loués soient souvent dans un état très moyen, on atteint des sommets injustifiés et injustifiables dans les prix pratiqués qui atteignent le double voire le quadruple de ce qui est pratiqué ailleurs dans le monde. C'est d'ailleurs un bon créneau d'investissement ! Celui qui vient à Ouaga avec 5 vieilles Mégane d'occasion et monte une entreprise de location de véhicules à prix raisonnables (donc toujours deux fois plus cher qu'en Europe mais deux fois moins cher que chez Europcar Burkina) amortira le prix de ses véhicules en quelques mois...

Photo à droite : en voiture, aucune chance de panne sèche : les stations-services sont nombreuses sur tout le territoire.

péage à la sortie de Bobo-Dioulasso, sur la route d'OrodaraBref, la location de voiture est réservée aujourd'hui aux touristes les plus fortunés ou à la rigueur à ceux qui voyagent en groupe. Si on compte le forfait quotidien, les assurances obligatoires et optionnelles, le kilomètrage et les taxes, la voiture la moins chère vous coûtera 25 000 à 30 000CFA par jour (38 à 45€). Un 4x4 au moins le double. Et encore, ce sont les tarifs pratiqués chez National Citer. Les autres loueurs sont plus chers...

Tous les loueurs officiels disposent de bonnes assurances et proposent des options de suppression de franchise en cas d'accident.

Photo à gauche : péage à la sortie de Bobo-Dioulasso, sur la route d'Orodara. Toutes les routes du pays sont payantes et des postes à péage sont installés à la sortie des villes (200CFA par véhicule).

Le parc comprend des berlines et des 4x4. S'il est possible sans problème de circuler sur des pistes non goudronnées avec une berline, certaines routes très accidentées ou certaines voies partiellement inondées entre juillet et septembre nécessitent l'usage d'un 4x4. De nombreux minibus sont également à louer pour les groupes.

Certains loueurs vous proposeront ou vous conseilleront un chauffeur. A vrai dire, surtout si vous ne restez pas trop en ville, le chauffeur n'est franchement pas nécessaire tant la circulation est faible sur les routes. Il faut cependant faire très attention aux animaux qui traversent car il n'est pas rare de tuer un chien ou une chèvre... Le code de la route étant inexistant, mieux vaut dans le doute toujours laisser la priorité à droite bien-sûr mais aussi à gauche, devant et même derrière !

Le seul loueur que nous vous recommandons :
National Location Burkina : Les bureaux de National Location sont situés à l'aéroport de Ouaga. Tous types de véhicules sont à louer et ce sont les moins chers du pays. L'équipe est en plus très sympathique. Tél : 50 31 65 80/50 31 73 96 - Fax : 50 31 65 82

A pieds :

villageoises parcourant plusieurs kilomètres à pieds pour se rendre au marché le plus proche.La marche à pieds ! Le sport favori car obligé de bien des Burkinabè. En brousse, il y a peu d'autres choix quand parfois le seul transport en commun qui passe est hebdomadaire ou ... dromadaire.

Photo à droite : villageoises parcourant plusieurs kilomètres à pieds pour se rendre au marché le plus proche.

Voir aussi la page Ouaga pratique pour le détail des transports à Ouagadougou
Voir aussi la page sur les distances kilométriques entre les villes du Burkina Faso
Voir aussi la page sur le prix des transports en commun au Burkina Faso

 

LES TRANSPORTS EN COMMUN

Les gares routières et les sociétés de transports en commun

un ticket Ouaga-Bobo" climatisé" à 6000CFA (9€) de la compagnie de transport SOGEBAF, l'une des principales du paysComparée aux épaves roulantes du Sénégal ou du Mali, la situation des bus de transport en commun au Burkina peut paraître enviable.

Plusieurs compagnies se partagent le marché. Certaines sont plus performantes et sérieuses que d'autres. Certaines sont spécialisées sur une destination alors que d'autres desservent tout le pays. La plupart de ces sociétés, enclavement du Burkina oblige, assurent également des liaisons internationales.

Photo à gauche : un ticket Ouaga-Bobo" climatisé" à 6000CFA (9€) de la compagnie de transport SOGEBAF, l'une des principales du pays.

Il est donc possible de se rendre dans n'importe quelle ville du pays, à toute heure et 7j/7 dans des conditions de confort bonnes ou acceptables et à un prix raisonnable. Les liaisons durant souvent plusieurs heures, les gares routières sont souvent des lieux animés où se cotoient passagers et commerçants en tous genres venus vendre des victuailles pour le voyage ou des cadeaux pour ceux qui retournent au village.

Les grandes compagnies de transports : Certaines compagnies de transport possèdent leurs propres gares routières. C'est le cas par exemple de la SOGEBAF ou de la STMB. Les prix sont clairement affichés à l'entrée de la gare, les horaires de départ et d'arrivée sont très généralement respectés (souvent à la minute près !), les bagages sont étiquetés en soute et il est possible de réserver à l'avance afin d'obtenir les places de son choix. Bref, un système inimaginable dans des pays comme le Sénégal ou le Mali ou règnent l'anarchie, la pagaille et l'amateurisme.

Photo ci-dessus : comme à Paris et au Monopoly, Ouagadougou a sa Gare de l'Est, sur la route de Fada. Pour éviter de traverser la ville de Ouaga, les gares routières sont souvent implantées sur les axes menant à leur destination (photo Christian COSTEAUX).

Les bus sont généralement rapides (voir trop !) et certains sont même climatisés. Des pauses sont prévues durant le trajet et des rafraîchissements sont vendus à bord.

Ces grandes compagnies de transport ne se rendent que dans les localités principales du pays et dans les capitales des pays limitrophes.

dans les localités les plus excentrées, voyageurs n'ont souvent droit qu'à une vieille 404 pick-up. Ici près de Béguédo Les petites compagnies de transports : Les compagnies de taille plus modeste ou celles assurant des liaisons vers des localités de brousse se rassemblent dans des gares routières "collectives". L'état général des véhicules laisse beaucoup plus à désirer et il n'est pas rare de voir à la campagne des cercueils roulants avec des passagers jusque sur le toit. Mais les villageois ont peu de moyens et de toutes façons peu de véhicules sont prêts à s'aventurer sur ces pistes chaotiques. Il s'agit le plus souvent de minibus ou de picks-ups, les bus traditionnels ne pouvant pas circuler dans ces zones.

Photo à gauche : dans les localités les plus excentrées, les voyageurs n'ont souvent droit qu'à une vieille 404 pick-up. Ici près de Béguédo (photo Christian COSTEAUX).

Sachez enfin, que la plupart des villages, si tant est qu'ils soient au bord d'une route ou même d'une mauvaise piste, sont desservis par les transports en commun même si ce n'est qu'une fois par semaine !

un minibus venant de se renverser dans un fosséSi la sécurité dans les bus des grandes compagnies laisse parfois à désirer (à cause généralement d'une vitesse excessive), les risques dans les transports en commun ruraux sont beaucoup plus importants. Outre le fait que les pannes sont monnaie courante et qu'il n'est pas rare de devoir patienter plusieurs heures au bord de la route qu'un dépanneur vienne secourir le chauffeur, les accidents graves font chaque année de nombreux morts.

Photo à droite : un minibus venant de se renverser dans un fossé. Il s'agit d'un exploit vu que cette piste était en bon état, complètement déserte (un véhicule toutes les heures) et loin d'un village. A part une bière de trop pour le chauffeur ou la traversée d'un éléphant, on voit mal comment cela a pu se produire.

La situation des liaisons internationales est beaucoup plus problèmatique. Quelle que soit la compagnie, le retard est la règle et les délais ne sont jamais respectés. Ils faut dire que la majorité des passagers des liaisons internationales sont des commerçantes. Du fait qu'elles voyagent avec des tonnes et des m3 de bagages, plusieurs heures sont perdues à tenter de placer les sacs dans un bus qui n'est pas extensible. Mais les problèmes commencent vraiment quand les frontières sont franchies car tous les 10km policiers et douaniers font déballer la marchandise pour tenter de gratter quelques milliers de CFA à chaque fois. Des heures sont perdues en palabres et marchandages. Alors qu'un Ouaga-Bobo avec la STMB se passe sans encombres et facilement, un Bobo-Bamako avec la même compagnie blindée de commerçantes dioula agitées devient un enfer. 550km d'enfer qu'il faut parfois 24H à parcourir.

Voir aussi la page sur le prix des transports en commun avec les coordonnées des transporteurs
Voir aussi la page sur les distances kilométriques entre les villes du Burkina Faso

La SOTRACO

Arrêt SOTRACO du marché SankariaréUn bus vert de la SOTRACOLe SOTRACO (ou SOciété de TRAnsport en Commun de Ouagadougou) exploite un parc de bus dans la capitale Burkinabè. Facilement identifiables à leur couleur verte, ils sillonnent tant bien que mal les principales artères de la ville. Diverses tarifications et abonnements permettent aux travailleurs, aux fonctionnaires ou aux étudiants d'avoir des tarifs avantageux. Le ticket demeure cependant cher pour le commun des Burkinabè (100CFA - 0,15€) et l'abonnement illimité à 5000CFA/mois (7,5€) représente le revenu mensuel de bon nombre de citoyens. Certains sont donc tentés par la fraude qui les expose au pire - selon le règlement de la SOTRACO - à des sanctions allant du lavage de bus au paiement d’une amende de 50000CFA !

Un dizaine de lignes parcourent la ville quotidiennement de 5h30 à 20h30 pour transporter des milliers de passagers entassés aux heures de pointe à ce qui ressemble assez à des fours solaires roulants.

Photos : à droite l'arrêt du bus du marché Sankariaré sur la ligne 13, ci-dessus un bus vert de la SOTRACO sur l'avenue du Général de Gaulle (photo Christian COSTEAUX).

La SOTRACO prétend desservir environ 30% du territoire communal. Les deux tiers de la ville ne sont donc pas couverts. En réalité, si on prend en compte les faubourgs "non-lotis" de Ouagadougou, près de 90% de la capitale n'a pas accès à ce service de transport en commun.

Site web de la SOTRACO
Voir aussi la page Ouaga pratique pour le détail des transports à Ouagadougou

 

Le train

la gare ferroviaire SITARAIL de Ouagadougou Le train a une importance indéniable pour ce pays enclavé qu'est le Burkina. La ligne Ouaga-Abidjan est le poumon économique du pays. La majeure partie de ce qui est importé ou exporté au Faso passe par ce train. Mais c'est aussi le moyen de transport qui emmène le plus de passagers à l'étranger. Il faut savoir que durant les heures de gloire de la Côte d'Ivoire (sous Houphouët Boigny) des centaines de milliers de Burkinabè sont partis s'expatrier à Abidjan ou Bouaké pour soutenir la demande de main d'oeuvre dans l'industrie ou la production agricole (cacao, bananes, etc...). Le train était un moyen rapide et relativement bon marché pour rentrer au pays. La guerre civile qu'a connu la Côte d'Ivoire avec un sud accusant les Burkinabè de ses maux, a conduit bon nombre de ces derniers à rentrer définitivement au Faso. La Côte d'Ivoire est ensuite restée de fait coupée en deux pendant près de trois années (jusqu'en 2007) et le train s'est arrêté. Une castrophe économique pour le Burkina Faso.

Aujourd'hui tout est rentré dans l'ordre. Le voyage ferroviaire vers la Côte d'Ivoire n'est plus le rêve des jeunes Burkinabè mais les wagons sont toujours pleins de passagers. On peut regretter que cette ligne de chemin de fer exploitée par le groupe Bolloré ne desserve que Ouaga, Koudougou et Bobo-Dioulasso. La durée d'un Bobo-Abidjan dépasse généralement les 24 heures pour un prix avoisinnant les 30 000CFA (45€).

Photo à droite : la gare ferroviaire SITARAIL de Ouagadougou

Des allures de Far West pour ce train qui sort de Ouagadougou
Photo : Des allures de Far West pour ce train qui sort de Ouagadougou (photo Christian COSTEAUX).

 

Les occas'

C'est le terme générique pour tout transport que l'on ne paye pas. Il n'a pratiquement cours que dans les régions les plus rurales. Les transports en commun étant souvent rares dans la brousse, lorsqu'une voiture passe dans ces contrées, elle se fait un devoir de prendre les «marcheurs» qui parfois devront faire des dizaines de kilomètres à pied pour atteindre leur destination. Les principaux pourvoyeurs "d'occas" sont les coopérants, les missionnaires catholiques et dans une moindre mesure les sous-préfets des chefs-lieux de canton de brousse. L'occas' est ainsi devenue une institution dans des provinces telles que le Poni, la Tapoa ou l'Oudalan. De nombreuses localités n'ayant même pas un téléphone, c'est souvent de ces occas' que vient le salut d'un grand malade ou d'une maman en train d'accoucher. Cette solidarité nécessaire dans ces régions les plus reculées vous permettra peut-être d'économiser une semaine d'attente d'un transport en commun improbable ou vous sauvera peut-être la vie en cas de fièvre jaune ou de morsure de cobra !

Voir aussi la page sur les distances kilométriques entre les villes du Burkina Faso
Voir aussi la page sur le prix des transports en commun au Burkina Faso

Une belle route déserte au Burkina Faso

Vos contributions et commentaires sur le contenu de cette page
  • Message déposé le 11/12/2010 - 10:12 par Kocha  -2 votes   
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