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Page mise à jour
le 11.12.2014

 La société du Burkina

o LES FEMMES

Une vie rurale difficile :

deux femmes dagara pilent des céréales près de Diébougou La situation des femmes au Burkina Faso n'est souvent pas enviable. Les femmes rurales sont les principales victimes de l'extrême pauvreté et du manque d'infrastructures. Elles sont chargées des tâches domestiques quotidiennes et ces travaux deviennent terribles dans le contexte difficile des campagnes du pays. Ce sont par exemple elles qui sont de corvée d'eau. Si dans certains villages ou à certaines saisons il suffit de la puiser au fond d'un puits (occasion finalement bonne pour papoter avec les autres femmes du village), au coeur de la saison sèche et tout l'année dans certaines zones il leur faut transporter des bassines d'eau de près de 30kg sur la tête et ce sur plusieurs kilomètres pour s'assurer de quoi boire et cuisiner. Les conditions d'hygiène dues au manque d'eau et à l'absence de médicaments sont également à l'origine d'une forte mortalité maternelle : le taux de femmes décédant lors d'un accouchement est un des plus élevés d'Afrique de l'Ouest (une femme meure tous les 500 accouchements) Quand leurs accouchements se sont bien déroulés, elles doivent faire face à une mortalité infantile qui leur fait souvent perdre l'un de leurs enfants. Enfin, elles deviennent généralement responsables d'une famille nombreuse qui, si elle fait la fierté du couple, génère aussi une somme de travail exponentielle pour la femme au foyer. La contraception est absente en zone rurale (< 2%) et avoir plus de 4 ou 5 enfants n'est pas rare pour une épouse vivant en brousse.

Photo à droite : deux femmes dagara pilent des céréales près de Diébougou

Des femmes actives et dynamiques :

un petit commerce alimentaire tenu par une mère de famille au bord de la route à Houndé Les femmes participent pleinement aux revenus du foyer. A la campagne, elles ont leur propre part du travail agricole et on les voit dans les champs en même temps que leurs maris employés à des tâches différentes. En ville, les femmes qui n'ont pas d'emploi salarié ouvrent souvent un petit commerce : qu'il s'agisse de vendre quelques fruits au coin de la rue ou de préparer de l'attiéké, les activités commerciales ne manquent pas pour apporter un surplus de revenus de la famille.

 

Photo à gauche : un petit commerce alimentaire tenu par une mère de famille au bord de la route à Houndé (photo Christian COSTEAUX).
Photo à droite : deux femmes d'un petit hameau de brousse viennent vendre des denrées dans les faubourgs de Diébougou (photo Christian COSTEAUX).

deux femmes d'un petit hameau de brousse viennent vendre des denrées dans les faubourgs de Diébougou Si les jeunes filles n'ont souvent pas accès à l'instruction à la campagne, la situation tend à s'inverser en ville ou plus de jeunes filles que de garçons sont scolarisées. Le nombre de femmes ayant accès aux études supérieures est donc relativement important. La parité dans la fonction publique semble d'ailleurs être de mise puisqu'un fonctionnaire sur deux est une femme. Il en est de même dans les grandes entreprises et les entreprises publiques (Sonapost, ONATEL, etc...). Des pans entiers de l'économie sont même détenus par des groupements de femmes (c'est notamment le cas de la production et du traitement du karité). Même en politique les femmes ne sont pas en reste puisqu'au sein des partis et des gouvernements elles accèdent à des postes à responsabilité. Preuve de leur dynamisme et de leur engagement à l'oeuvre, les ministres femmes arrivent à être aussi mauvaises, corrompues et inefficaces que leurs pairs masculins.

Enfin, il faut savoir que l'essentiel du commerce transfrontalier est effectué par des femmes : textile, habillement ou denrées alimentaires transitent ainsi dans les soutes des bus de transports en commun majoritairement empruntés par des femmes qui traversent souvent plusieurs frontières pour cette activité d'import-export.

Une place de choix dans la société :

dans le village de Boundou, des femmes Kasséna préparent l'enduit qui servira de support pour la décoration de la maisonLa place de la femme dans la structure familiale dépend parfois de la communauté à laquelle elle appartient. Des tâches traditionnelles leur incombent souvent et diffèrent d'une ethnie à l'autre. Chez les Kasséna par exemple, elles ont la responsabilité du crépissage et de la décoration des fabuleuses cases de la région de Tiébélé. Chez les Sénoufo ou les Lobi elles forment des sociétés secrètes chargées d'accomplir certains rites et d'effectuer des libations. La mythologie des Mossi les fait descendre de la princesse dagomba nommée Yenenga.

Photo à gauche : dans le village de Boundou, près de Tiébélé, des femmes Kasséna préparent l'enduit qui servira de support pour la décoration de la maison (photo Christian COSTEAUX).

Aujourd'hui la femme Burkinabè moderne peut facilement être indépendante financièrement et le nombre de femmes vivant leur vie célibataire tend à augmenter. La séduction fait partie intégrante des aspirations féminines et les modes locales tout comme les produits cosmétiques afro-américains promus dans la presse féminine africaine font fureur.

Des difficultés difficilement surmontables pour les plus fragiles :

L'excision est toujours très répandue dans l'ensemble du Faso même si certaines communautés la pratiquent plus que d'autres. Outre l'aspect rétrograde d'une telle pratique, les conditions sanitaires dans lesquelles sont effectuées ces mutilations rendent l'opération inhumaine. Entre 60 et 70% des femmes Burkinabè seraient ainsi mutilée selon le Comité National de Lutte contre la Pratique de l'Excision. Toujours au chapitre des croyances et traditions dont peuvent être victimes les femmes, les accusations de sorcellerie font remonter le pays à l'époque de Jeanne d'Arc. Ainsi, un grand nombre de femmes sont régulièrement accusées d'être des sorcières maléfiques et sont bannies de leur village sans possibilité de revoir un jour leur famille. Le sort de ces femmes, souvent vieilles, est généralement la mendicité. Le Centre Delwendé, financé par l'Eglise Catholique, héberge et nourrit plus de 400 femmes accusées de sorcellerie dans le quartier de Tanghin à Ouagadougou.

Soulignons également le sort peu enviable des mères célibataires qui, bannies de leur famille et/ou de leur village grossissent les rangs des la prostitution occasionnelle ou permanente. Une jeune fille enceinte sans être mariée porte la honte sur la famille et doit souvent s'exiler en ville pour se faire oublier.

La polygamie :

La polygamie est omniprésente au Burkina Faso, tant dans les communautés musulmanes que dans celles adeptes des religions traditionnelles. Une femme mariée sur deux vit dans un ménage polygame. Il faut cependant relativiser ce chiffre qui signifie aussi que seul 1 homme marié sur 4 ou 5 est polygame. L'Afrique noire n'a jamais été une société à majorité de mariages polygames. Ce mode d'union n'a toujours bénéficié qu'aux plus riches. Traditionnellement ce n'est même qu'aux chefs de villages que revient ce privilège. Beaucoup de jeunes femmes refuseraient d'ailleurs de se marier aujourd'hui avec un homme déjà «muni» d'une épouse. En ville, seuls les musulmans pratiquent encore la polygamie même si dans les campagnes ce type d'union est aussi présent chez les adeptes des religions traditionnelles animistes. La plupart du temps ce type d'union est bien vécu. Il arrive cependant que des problèmes surgissent entre co-épouses. Un musulman peut avoir jusqu'à quatre épouses mais il n'a qu'un zizi. Les jalousies, surtout envers les nouvelles épouses plus jeunes mènent parfois à des drames (bagarres, empoisonnements, etc...). La multiplication des enfants peut en outre appauvrir les famille les plus modestes. A l'instar d'une cinquantaine d'autres pays dans le monde la polygamie est reconnue par la loi du Burkina Faso.

 

o LES ENFANTS

Comme la plupart des pays d'Afrique, le Burkina Faso est un pays jeune. Très jeune ! Près de la moitié de la population a moins de 14 ans. Les enfants sont donc omniprésents tant dans le paysage rural qu'en ville. La moindre école de brousse accueille souvent des centaines d'élèves. Mais cette explosion démographique est hélas très modérée par une mortalité infantile exceptionnellement élevée et un système de santé dans une situation lamentable.

sortie d'une petite école de brousse à Komi Yenga
Photo ci-dessus : sortie d'une petite école de brousse à Komi Yenga (photo Christian COSTEAUX).

près de Koudougou, rien de tel qu'une partie de pêche après l'école, comme Tom SawyerLes enfants sont les premières victimes de la pauvreté chronique du pays : en plus de leur santé souvent négligée faute d'argent, le travail précoce et le prix des études font qu'un grand nombre de jeunes Burkinabè abandonne très tôt l'école ou n'y a simplement jamais accès.

Certains enfant commencent à travailler dès l'âge de 10 ans sous forme d'un apprentissage qui pourra durer de nombreuses années durant lesquelles ils ne seront pas payés et à peine nourris. C'est cependant une situation enviable si on la compare avec celle des enfants des familles les plus défavorisées qui deviennent des "garibous" et mendient dans les rues de Ouaga.

Photo à gauche : près de Koudougou, rien de tel qu'une partie de pêche après l'école, comme Tom Sawyer (photo Christian COSTEAUX).

Les petites filles des régions rurales ne sont pas mieux loties avec de nombreux mariages précoces (dès 10 ou 13 ans, notamment chez les Peulhs) et des mutilations sexuelles fréquentes (excisions, infibulations...).

C'est les vacances scolaires pour les enfants de Réo Malgré ces problèmes directement liés à la pauvreté et/ou aux traditions, l'enfant Burkinabè est très libre. En dehors des heures d'écoles et des habituelles corvées domestiques, le monde est à lui ! Que ce soit en ville ou à la campagne, petits garçons et petites filles trouvent à jouer avec peu : les enfants de la campagne partent en expédition dans la brousse avec des chiens pour chasser des lapins et se livrent à des aventures dignes de la Guerre des Boutons. En ville, les plus chanceux joueront au foot ou taxeront 25CFA à leurs parents pour jouer au baby-foot ou visionner un film de Jacky Chan dans une salle de télé publique.

Photo à droite : C'est les vacances scolaires pour les enfants de Réo (photo Christian COSTEAUX).

Dans les familles les plus favorisées, les plus jeunes font comme les autres enfants du monde entier : ils font du gras en regardant DisneyChannel ou TéléToon à la télé.

Le respect des aînés et des traditions demeurent dans tous les cas toujours vivace au sein de toutes les communautés du pays. Au sein des familles, le cadet doit par exemple rester à la disposition de ses parents, grands parents, grands frères et soeurs et grands cousins. Lorsqu'il est à la maison, on enverra ainsi le plus jeune aller chercher du sucre ou du pain à la boutique du coin sans que ce dernier n'ait le droit de se plaindre. Il reste des pays où on sait élever ses gosses... De même, dans certaines communautés les épreuves d'initiation, notamment dans les forêts sacrées (pour les Sénoufo par exemple) sont une étape obligatoire dans la vie d'une jeune garçon.

 

o LA FAMILLE

à la mort d'un défunt, tous ses frères, cousins, enfants ou beaux-frères sont là pour creuser sa tombe dans la concession familiale.Comme sur le reste du continent, la famille reste le noyau de la société Burkinabè. C'est grâce à cette famille que la population «tient le coup» malgré la crise chronique que connaît le pays. Mais c'est aussi parfois à cause de ce lien pesant que le pays éprouve certaines difficultés. C'est en conciliant cette solidarité à une conception plus autonome de l'individu que des progrès réels pourront être réalisés.

Photo à gauche : à la mort d'un défunt, tous ses frères, cousins, enfants ou beaux-frères sont là pour creuser sa tombe dans la concession familiale.

Le problème, car c'en est un en partie, saute tout de suite aux yeux de l'étranger. Les Burkinabè en ont conscience et tentent petit à petit de le résoudre : le travail, denrée rare et presqu'introuvable en milieu urbain, est systématiquement donné aux parents plus ou moins proches de la personne chargée de recruter. Le problème engendré par ce comportement est multiple : d'une part, le parent employé n'aura pas forcément les qualités requises pour cet emploi. S'ensuit donc une multitude d'erreurs commises par ces personnes non qualifiées.

un enfant de Ouagadougou manifestement heureux de retrouver sa petite soeur. D'autre part, les études pourtant très prisées par les Burkinabè, ne serait-ce que par enrichissement culturel, ne peuvent qu'être dévalorisées par ce genre de recrutement familial : «Pourquoi étudier puisque mes relations familiales ne me permettront pas d'avoir un emploi correspondant à ma qualification ?» Et inversement : «Pourquoi étudier puisque de toute façon mon oncle bien placé dans l'entreprise X me fournira un emploi ?». Un certain découragement s'empare donc des jeunes qui deviennent souvent fatalistes ne voyant comme unique solution que l'émigration. Mais contrairement aux Sénégalais dont les pirogues permettent aux plus pauvres d'émigrer clandestinement vers l'Europe, le Burkinabè n'a qu'un désert à perte de vue lui coupant toute perspective de ce qu'il pense être la réussite. Du fait du peu d'émigrés Burkinabè en Europe, les mandats au village que connaissent les Sénégalais ne viennent pas mettre beaucoup de beurre dans les épinards des couches sociales défavorisées du Faso. La force des liens familiaux et le respect des anciens et des ancêtres devient donc une valeur primordiale dans la cohésion communautaire et nationale.

Les petites annonces d'emplois proposées par les organisations internationales ne sont même plus lues par les diplômés puisqu'ils savent que c'est un Burkinabè qui s'occupe du recrutement et que l'annonce n'est qu'une formalité imposée par les entreprises étrangères ! Le résultat de cette préférence familiale, phénomène humainement compréhensible mais économiquement déplorable, fait que les familles riches ont tendance à s'enrichir grâce à la multiplicité des emplois et que les plus pauvres stagnent dans leur misère. Néanmoins, en milieu rural, ce phénomène s'atténue du fait de la quasi-absence de travail salarié. Tout le monde est agriculteur et pauvre mais personne ne chôme vraiment.

Photo à droite : un enfant de Ouagadougou manifestement heureux de retrouver sa petite soeur (photo Christian COSTEAUX).

Cette solidarité familiale loin de s'exercer uniquement dans les situations favorables se manifeste également en cas de problème. Jamais un Burkinabè ne sera démuni face à une perte d'emploi ou au décès d'un proche. Il y aura toujours un lit, toujours une assiette pour un frère, un neveu, un grand-père ou un arrière-petit-cousin dans l'embarras. C'est même un devoir d'aider cette personne, au risque, si on ne le fait pas, de passer dans le village pour un parent indigne. La majorité des Burkinabè étant dans «l'embarras» on comprend mieux pourquoi une personne qui travaille peut en avoir vingt autres à sa charge !

Ce besoin de «bien paraître» aide également à comprendre pourquoi lorsqu'un membre de la famille commet un acte répréhensible par la loi ou condamnable par les traditions, c'est sur tous les parents que rejaillissent la honte et l'opprobre, sur plusieurs générations. L'héritage des vieilles traditions familiales se voit dans la vie de tous les jours. Dans la plupart des familles par exemple les hommes mangent de leur côté, alors que femmes et enfants mangent à part.

o L'ALPHABÉTISATION

école privée proposant des cours du jour et du soir pour tous les niveaux scolaires.Le Burkina Faso a un taux d'alphabétisation officiel de 22%. Ce chiffre est à modérer par le fait que le taux d'alphabétisation correspond à la proportion d'habitants de plus de 15 ans qui savent lire et écrire. Or, plus de la moitié de la population a moins de 15 ans et bénéficie d'une instruction meilleure que celle des aînés. Ce taux d'alphabétisation est aussi à décomposer par sexe puisque deux fois plus d'hommes que de femmes sont alphabétisés. En outre, il diffère grandement en fonction des communautés. Les catholiques du fait de l'aide apportée par l'Eglise sont plus alphabétisés que les musulmans par exemple. Les communautés nomades, Peulhs et Touaregs principalement, sont de leur côté très peu alphabétisés en raison des traditions et de la nature même du nomadisme.

Photo ci-dessus : école privée proposant des cours du jour et du soir pour tous les niveaux scolaires.

Les voisins du Faso affichent un meilleur taux d'alphabétisation avec 47% pour le Mali, 49% pour la Côte d'Ivoire, 60% pour le Togo, 35% pour le Bénin ou 29% pour le Niger. Ces mauvais chiffres du Faso sont cependant encore une fois à modérer puisque contrairement au Mali ou au Togo, un grand nombre de personnes illettrées se débrouillement cependant en français parlé.

L'enseignement au Burkina Faso pâtit lui aussi de la pauvreté. Le matériel est quasi nul et dans la brousse les écoles sont souvent situées à plus de 5 kilomètres des villages et hameaux. Les élèves doivent ainsi parcourir ces longues distance à pieds. Le prix des fournitures scolaires, du simple stylo au livre de classe est un casse-tête permanent pour de nombreux parents bien que certaines initiatives tendent à améliorer la situation. A la rentrée 2008-2009 la plupart des élèves du publique ont vu les livres de classe offerts par l'état. Ces efforts n'empêchent pas que la moitié des enfants de 6 à 14 ans n'achèvent ou ne commencent même pas leur cycle primaire.

Dans un contexte de classes surchargées, les écoliers n'ont pas droit à l'erreur : un redoublement, quel que soit le niveau, est souvent synonyme d'exclusion du système scolaire classique. Les enfants et adolescents sont alors condamnés à n'assister qu'aux cours du soir. Ces cours dispensés quotidiennement durant une ou deux heures après les horaires classiques accueillent des dizaines de milliers d'élèves recalés du système scolaire. La qualité de ces cours est encore plus déplorable que celle des cours du jour mais cet enseignement dispensé à un prix dérisoire a le mérite d'éviter la déscolarisation totale d'une partie de la jeunesse Burkinabè. Elle a aussi le mérite d'accueillir des adultes qui n'ayant pas suivi de cours étant jeunes décident de se relancer dans cet apprentissage : dans les classes de cours du soir il n'est pas rare ainsi que des adultes de 20 ou 30 ans suivent les cours en même temps que les enfants et les adolescents.

Un dossier passionnant sur les cours du soir au Faso

Devant l'impossibilité de l'enseignement publique à conserver les élèves les moins doués, l'enseignement privé devient une solution alternative de plus en plus souvent envisagée. On voit hélas de tout dans le business de l'éducation. Chacun peut au Burkina ouvrir une école sans aucun contrôle académique. Des écoles se réclamant "franco-arabes" et n'enseignant que mal quelques verset coraniques, des écoles privées tenues par des sectes et dont le gourou dispense des cours parfois douteux partagent le paysage scolaire avec des écoles laïques de qualité et des écoles catholiques de renom.

Comme partout en Afrique, l'église catholique contribue pour une grosse part à l'enseignement au Burkina Faso via un nombre d'écoles, de collèges, de lycées et d'établissements supérieurs en constante augmentation. L'année scolaire 2008-2009 a compté près de 50 000 élèves inscrits dans les 200 établissements catholiques du pays, tous niveaux confondus, avec - et c'est important - une légère majorité de filles (52%).

école franco-arabe (qui n'a de franco que le nom) dans une rue de Bobo-Dioulasso.
Photo ci-dessus : école franco-arabe (qui n'a de franco que le nom) dans une rue de Bobo-Dioulasso.

une école pour les sourds dans un quartier défavorisé de Ouagadougou. Il semble que ces dernières années un effort ait été fait dans la décentralisation et l'adaptation de l'enseignement. Ouagadougou et sa province concentrent toujours la majeure partie des écoles du pays : près de 350 écoles primaires (publiques ou privées pour 200 000 élèves), plus d'une soixantaine de collèges et lycées (publiques ou privés) et des établissements supérieurs et universitaires. Mais les autres provinces du pays ont vu se construire un grand nombre d'écoles.

Photo à droite : une école pour les sourds dans un quartier défavorisé de Ouagadougou (photo Christian COSTEAUX).

En outre, l'état Burkinabè a compris l'importance de l'enseignement en langues locales. De plus en plus d'enfants et d'adultes sont alphabétisés dans leur langue maternelle communautaire. Des livres scolaires en mooré, gourmantché, dioula, peulh ou gourounsi sont de plus en plus souvent édités pour permettre un apprentissage de qualité de l'alphabet et du savoir sans lequel la connaissance du français devient rarement bonne. Dans la même optique d'adaptation de l'enseignement, des écoles pour les sourds, les aveugles ou les handicapés moteurs voient le jour dans les villes avec le soutien financier et logistique d'ONG.

Site du ministère de l'Enseignement de base et de l'Alphabétisation
Site de l'association Les Puisiatiers

Clique ici pour visionner des dizaines de photos sur le thème de l'école au Burkina Faso

 

o Les problèmes sociaux

Directement liés à la pauvreté et à l'urbanisation anarchique, les problèmes sociaux que doit affronter le Burkina Faso sont nombreux :

La prostitution : >>> Voir la page consacrée à la prostitution au Burkina Faso

La pauvreté : >>> Voir la page consacrée à la pauvreté au Burkina Faso

La délinquance : >>> Voir la page consacrée à la délinquance au Burkina Faso

L'exode rural : >>> Voir la page consacrée à l'exode rural au Burkina Faso

Vos contributions et commentaires sur le contenu de cette page
  • Message déposé le 16/05/2011 - 09:05 par ma123123  0 votes   
    Les femmes sont trop trop fatiguees.
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