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Page mise à jour
le 11.12.2014

 Généralités (pour les touristes)

n LES SALUTATIONS

Salutations au Burkina Fasoun jeune dagara du village de Zambo présentant ses respects traditionnellement Ca fait deux jours ! L'étranger s'amuse de ce type d'expressions usuelles du Burkina. Ce n'est qu'un des aspects du rituel des salutations que toutes les communautés du pays ont en commun.

Les salutations permettent d'une part de s'enquérir des nouvelles de son interlocuteur mais aussi de lui témoigner du respect et même parfois de commencer à l'amadouer avant de lui demander de l'argent ou de lui apprendre une mauvaise nouvelle. Quand un visiteur vient ainsi te saluer à ton domicile en débitant des litanies de salutations avec un air contrit, c'est le plus souvent pour te taxer un billet de 10.000CFA (au mieux) ou pour t'apprendre qu'il a engrossé ta fille de 17 ans. C'est typique. Ainsi, quand les salutations s'éternisent à domicile, le chef de famille devient de plus en plus triste au fur et à mesure que les minutes s'égrènent. Plus la somme à demander est importante ou plus la catastrophe à annoncer est affligeante plus les salutations seront longues. Sans que ceci ait la moindre valeur scientifique, des salutations de 10 minutes risquent fort de te coûter 100.000CFA ou l'explosion de la moto que tu as prêtée... C'est formidable.

Dans les zones rurales du pays ou dans les quartiers non lotis de Ouaga où viennent s'installer chaque année des milliers de paysans fuyant la campagne, tu pourras apercevoir un autre aspect des salutations et du témoignage de respect. Les enfants et les jeunes se croisent les bras et se courbent devant les adultes et les étrangers. Cette tradition tend hélas à se perdre et il est rare de voir les jeunes faire ça dans les secteurs administratifs de Ouagadougou.

Photo à gauche : un jeune dagara du village de Zambo présentant ses respects traditionnellement

Les Burkinabè sont extrêmement polis et saluent toute personne qu'ils croisent*. Ainsi, si tu es dans des villages ou des quartiers populaires, il convient évidemment de saluer toute personne que tu croises. Ne serait-ce que par un simple signe de la main. De même, avant de demander un renseignement à un inconnu dans la rue, il convient de lui dire bonjour et de lui demander si "ça va". Ne te sens pas obligé de lui demander des nouvelles de son beau-frère mais n'hésite pas à lui parler de la météo et à lui demander son prénom avant de le quitter. Toute personne saluée est considérée comme désormais connue.

* : Les employés de bureau et fonctionnaires eux ne saluent que leurs collègues et leurs connaissances. Tout client ou tout usager étant synonyme de travail, ces glandus de grattes-papier font toujours mine de ne pas s'apercevoir de la présence d'une personne qu'elles sont censées servir. Elles ne saluent donc évidemment pas.

Enfin, il ne faut pas hésiter, au contraire, à faire de l'humour lors de salutations. La plaisanterie est bienvenue et les petites phrases usuelles en sont d'ailleurs la preuve. "Ca fait deux jours" est lancé à toute personne que l'on a pas vue depuis plus de 24H. Ainsi, le vieil ami que l'on a pas croisé depuis deux ans lancera sans problème un "Ca fait deux jours". C'est également le cas pour la vendeuse de bananes que l'on a pas vue depuis une semaine ! D'autres expressions courantes telles que "On dit quoi ?" font également partie du rituel salutatoire.

De même, le serrage de main est très important. On serre la main aux hommes comme aux femmes. Ne t'étonne pas si on te tient les cinq doigts pendant un quart d'heure : cela peut durer toute la durée des salutations.

Savoir saluer, savoir éterniser les questions salutatoires c'est s'ouvrir les portes de la connaissance du Burkina Faso. Pour les Européens cela peut sembler incongru de discuter avec un piéton inconnu de la santé de leurs familles respectives. Mais c'est normal, apprécié et recommandé au Burkina et en Afrique en général. Attention cependant : n'essaye pas de t'entraîner à la discipline salutatoire en Europe car le piéton parisien à qui tu demandes des nouvelles de la mère risquerait de te frapper ou d'appeler la police...

A SAVOIR : Le "Salam Aleykoum - Maleykoum Salam" musulman n'est pas aussi commun au Burkina Faso qu'il peut l'être au Mali, même dans les localités 100% musulmanes. Cela tient principalement au fait que parmi les nombreuses religions et croyances du Faso, l'islam ne représente qu'une moitié de la population dont une grosse partie n'est d'ailleurs pas très zélée. Cependant, notamment en zone mandingue dans le Sud, tout le monde comprend et accueille avec bienveillance un petit Salam de salutation.

 Voir la page "ethnies" où l'ensemble des méthodes de langue des différentes communautés du Burkina Faso sont disponibles.

n LE MARCHANDAGE

Marchandage au Burkina FasoComme dans la plupart des pays en voie de développement, le marchandage est courant au Burkina Faso. Encore faut-il le pratiquer à bon escient et en toute sagesse. On ne marchande par exemple pas dans les maquis, les restaurants, les "boutiques" qui vendent des produits de fabrication industrielle (dentifrice, biscuits, huile savon, sucre, café etc...) car les prix sont fixés soit par l’État ou les syndicats (sucre, riz, huile ...) soit par le marché. Personne n’aurait l’idée de marchander ces tarifs. Sachez enfin que l'epicier augmente rarement le tarif en fonction de la nationalité de son client ! Le prix des transports en commun (y compris les taxis à Ouaga ou Bobo) est également fixe et ne supporte aucun marchandage. Le dernier des principaux cas est le prix de l’unité dans les télécentres (il est en général affiché à l'entrée et oscille entre 70 et 100CFA l'unité).

Marchandage ou créditEn dehors de ces exemples précis, tout se marchande. C’est le cas de l’artisanat touristique, des objets d’occasion, des fruits et légumes, des vêtements, chaussures ou des objets de consommation (montres, radio, etc...). Même les loueurs de voitures qui ont pignon sur rue peuvent baisser leurs prix " officiels " ! Le prix d’une amende de police se négocie également. Le nouveau-venu au Burkina doit être au courant de cela car il est vrai que durant les premiers jours on peut avoir la hantise de se faire plus ou moins avoir. Sache donc que le Burkinabè n’appréhende pas vraiment le terme "arnaque" car il part du principe que le juste prix d’un bien est le prix que l’acheteur est prêt à donner. Si tu achètes donc une statuette 6000CFA alors que le client suivant la paie 1000CFA c’est que le prix de 6000CFA t'aura satisfait. Ce raisonnement n’est d’ailleurs pas dénué de bon sens puisque finalement c’est la loi de l’offre et de la demande adaptée à la Burkinabè !

Photos : à droite un mur de Bobo et son message ésotérique habituel : "crédit est mort, la confiance la tué" (au moins c'est pas Omar), à gauche, négociation sur le maïs grillé au marché de Réo

Pour finir sur le marchandage, sache qu’il faut finalement le considérer comme un jeu. Lorsqu'on passe deux mois d’affilée au Burkina, on a le temps de s’amuser à marchander et de voir jusqu'où les commerçants sont prêts à descendre pour les retrancher dans ce que l'on croit être leurs dernières limites. Un conseil un bon marchandage (notamment d'objets artisanaux) : discute le prix de l'objet avec le commerçant et lorsqu'il ne veut plus baisser, dis-lui que son prix semble intéressant mais que tu vas quand-même voir ce que propose la concurrence. Arrivé(e) chez ces concurrents débute le marchandage sur la base de ce que tu as négocié chez le premier... Tu verras, le système est infaillible !

n La police, la gendarmerie et l'armée

Ces trois corps se distinguent facilement les uns des autres grâce à leur uniforme : les militaires sont en vert ou en tenues camouflées, les gendarmes sont en bleu et la police est en beige. Leur niveau de corruption et leur cote de sympathie auprès de la population diffèrent également beaucoup...

  Les militaires ne sont pas corrompus du tout et attirent le plus souvent la sympathie. Cela est sans doute dû au fait qu'ils ne sont jamais chargés de missions de contrôles routiers ou d'enquête et que du coup ils ne peuvent pas faire l'objet de corruption. On voit assez rarement les militaires dans les rues en dehors des jours de défilé. Ils restent la plupart du temps dans les casernes. Mieux vaut d'ailleurs ne pas les en faire sortir : en décembre 2006 suite à la mort d'un des leurs assassiné par les policiers, les soldats ont pris d'assaut le commissariat et deux jours de troubles s'en sont suivis avec tirs de mitrailleuses partout dans Ouaga et autour de la caserne du quartier de Gounghin.
Depuis la guerre des "cinq jours" de la Bande d’Agacher en 1985 (guerre avec le Mali contre le Burkina de Sankara qui dura 5 jours du 25 au 30 décembre 85), l'armée Burkinabè n'a plus été impliquée dans aucun conflit. Les militaires continuent cependant d'intervenir sur des conflits internationaux ou des missions de paix sous l'égide des Casques Bleus de l'ONU ou de la force d'interposition de l'Union Africaine.

la brigade gendarmerie motorisée en tenue de défilée à Ouagadougou pour la fête nationale  Les gendarmes, qui dépendent comme en France de l'armée, sont assez peu nombreux. Chargés de mission de police et de contrôle routier, ils sont aux premières loges du grand festival de la corruption. Pas un seul, du plus haut gradé au plus petit trou du cul en uniforme, n'est honnête. Pas un seul ne fait son travail consciencieusement. On peut estimer facilement, vu le train de vie de la plupart de ces animaux, qu'ils ramassent en corruption au moins le triple de ce que leur verse l'état en salaire. Petits arrangements, faux papiers, complicité dans les trafics les plus divers, le gendarme est décidément comme le policier et le dounier un être méprisable au plus haut point. Peu ou mal armée, très peu équipée, la gendarmerie ne constitue cependant pas une menace pour la stabilité du pays.

Photo à gauche : la brigade gendarmerie motorisée en tenue de défilée à Ouagadougou pour la fête nationale


Police au Burkina Faso  Les policiers font aussi partie des personnes les plus désagréables que l'on peut croiser au Faso et qui polluent quotidiennement la vie du Burkinabè par leurs tracasseries et leurs extorsions de fonds. Ils sont extrêmement corrompus et en cas de problème, pour ne pas passer plusieurs jours au poste, mieux vaut faire preuve d’une grande diplomatie. Ils peuvent également exercer en civil. Soyez toujours en règle au niveau de vos papiers et ne vous énervez jamais ! Ils sont en théorie chargés des différentes enquêtes sur les crimes et délits dont le nombre ne cesse de grimper au Pays des Hommes Intègres. Dans la pratique, ils sont incapables d'arrêter quelqu'un autrement que sur dénonciation (parfois calomnieuse) ou flagrant délit. Que vous soyiez victime d'agression ou de vol, il est INUTILE de vous rendre dans un commissariat. Ca ne servirait à rien, et ces enculés sont même capables de vous demander de l'argent pour l'essence nécessaire à l'enquête...

  Les policiers municpaux enfin, sont tout en bas de l'échelle humaine. Ils ne sont chargés que des opérations de contrôles routiers en ville (à Ouaga et Bobo principalement). Leur travail ne consiste qu'à extorquer de l'argent plus ou moins abusivement aux cyclistes, motocyclistes et automobilistes, argent qu'ils se mettent directement dans la poche et transforment en bière aussi vite que possible. Ils méritent tous la peine de mort. Si quelqu'un, par la grâce de Dieu, en écrase un par accident en grillant un feu rouge, écrivez-nous, nous ferons tout pour soulager sa peine en prison car il aura rendu service à l'Humanité.

n ASSOCIATIONS ET O.N.G.

Voir la page spéciale sur les associations et ONG du Burkina

Associations et ONG du Burkina Faso
Photo : le panneau d'un ONG dans les rues de Ziniaré

n LES GUIDES

La profession de guide n'est pas règlementée au Burkina Faso. Seuls les quelques villageois désignés par la communauté dans les sites référencés par l'ONTB et dont la visite nécessite l'achat d'un ticket peuvent être considérés comme des guides "officiels".

L'activité de guide se résume donc à quelques jeunes qui tentent à droite à gauche de gagner trois sous. De nombreuses arnaques ont d'ailleurs découragé bon nombre de visiteurs. Ce n’est donc pas grâce à eux que tu vas visiter le pays. Le problème avec les guides c’est que tu peux tomber souvent sur le pire et beaucoup plus rarement sur le meilleur. Les guides sont d'ailleurs la plupart du temps incapables de te guider puisqu'ils ne connaissent du pays que leur village natal et la ville où ils habitent. Ce sont donc très généralement les touristes qui font visiter le pays à leur guide (!!!) qui malgré tout soutiendra mordicus qu'il connait le Faso sur le bout des doigts. Dans la pratique, le touriste avec son Lonely Planet en sait plus sur le Burkina - géographiquement parlant - qu'un pseudo guide-accompagnateur.

Méfie-toi surtout des cartes ou badges de guide "officiel" de telle ou telle organisation car tu auras autant de problèmes avec eux qu'avec les autres (voir plus...). A notre avis, l’intérêt d’un guide est surtout de ne pas être emmerdé par les autres guides et antiquaires à deux balles qui ne manqueront pas de te donner la migraine dès ton arrivée à l'aéroport et jusqu'à tes promenades solitaires à moins de 800 mètres de l'hôtel. Un étranger qui marche seul est la cible de toutes les grosses fatigues. Avoir un "guide" permet donc d'éviter de se coltiner les vendeurs, taxeurs, arnaqueurs en tous genres qui pullulent dans les zones touristiques et en ville. C'est un avantage non négligeable.

Dans tous les cas, nous te conseillons de ne prendre de "guide" qu'une fois arrivé(e) dans le coin que tu souhaites découvrir. Donner un peu d'argent à un jeune du village (ou mieux à une fille dont la discipline sportive ne sera pas d'essayer de te rouler) c'est mieux que se trimballer à Banfora avec un Mossi de Ouaga qui parle pas un mot de dioula et prend les gens de la campagne pour des ploucs. Pour un gosse dans un des nombreux villages extraordinaires du Faso, gagner 500 ou 1000CFA et un Coca Cola c'est vraiment quelquechose. Sans compter qu'il sera content de discuter avec des étrangers et te fera découvrir des aspects de sa localité ou de sa région que seul un habitant du coin peut connaître. Pour trouver le jeune idéal, toujours la même technique : s'assoir tranquillement dans un maquis (le plus crados possible) et discuter avec les soiffards ou le commerçant du coin. Rien de tel que de bavasser avec les vrais gens du Burkina, aimables accueillants et intègres, pour s'imprégner des réalités du pays et trouver avec qui le découvrir. On te trouvera rapidement un jeune qui sera heureux de te faire faire le tour du patelin, de te montrer les fétiches de la famille, de t'emmener chasser le lapin en brousse, de te montrer le travail du forgeron ou de t'emmener saluer respectueusement les anciens du village.

Si tu tiens cependant à t'attacher les services d'un guide "national", exige quelques critères :

1 - Au Faso, un guide doit nécessairement parler mooré ET dioula. En effet, dans les campagnes du Sud un Mossi de Ouaga sera COMPLETEMENT PAUMÉ s'il ne parle pas dioula. Car les villageois peuvent ne pas parler français et en aucun cas ne parleront mooré (et même s'ils comprennent le mooré ils feront semblant que non juste pour emmerder ce Mossi qui se pointe dans les villages du Sud sans parler la langue locale...). Il en est de même pour un Bobolais dans les villages du plateau Mossi. Exige donc les deux langues et fais le vérifier par un tiers (car, cher touriste, dans l'absolu vu que tu ne connais sans doute aucune des deux on pourra te raconter n'importe quoi...).

2 - Refuse tout rasta, tout branleur avec un collier de cauris ou des merdes à touristes à vendre sur les bras. Refuse toute personne qui se propose de te guider à travers le pays. Enfin ET SURTOUT, refuse toute personne dont tu n'as pas visité la maison ou qui ne t'a pas été récommandée par un commerçant ayant pignon sur rue ou une connaissance dont tu connais l'adresse. Pouvoir attacher un "guide" à une adresse c'est l'assurance d'éviter un grand nombre d'embrouilles typiquement africaines. En fait, l'idéal pour dénicher un guide sérieux est de se pointer dans un maquis populaire (bref, pas les bars à pute de l'avenue Kwamé Nkrumah) et de nouer la conversation avec quelques vieux soiffards motorisés (oui ça semble con dit comme ça mais fais moi confiance). Les vieux connaissent forcément un jeune dans leur rue ou leur entourage qui a déjà un peu voyagé à travers le pays et sera heureux de combler ses moments de chômage en voyageant tout en gagnant un peu d'argent.

3 - Enfin, règle dès le début et clairement les aspects pratiques et financiers. Noter tout sur un papier ça fait lourdingue mais ça évite bien des embrouilles : prix par jour, prise en charge ou non des repas et de l'hébergement, etc.... Un jeune chômeur sorti du quartier sera exceptionnellement satisfait avec un salaire quotidien entre 4000 et 8000CFA par jour (entre 6 et 12€) avec les repas et les hébergements à sa charge (un repas de maquis coûte toujours moins de 500CFA et pour dormir chez l'habitant ça ne lui coûtera guère plus). Si tu souhaites qu'il partage le même hôtel ou le même restau, tout ça sera évidemment à ta charge. Pour info, une femme de ménage qui se casse le dos à Ouaga gagne entre 6000 et 12000CFA par mois.

  Voir aussi la page sur les gros(ses) con(ne)s

n LES ARTS PLASTIQUES

Le Burkina est un pays d'art et de culture et le Burkinabè a l'amour du beau. Le pays se distingue en Afrique de l'Ouest autant par ses créations que par son patrimoine artistique et par ses manifestations cullturelles nationales et internationales.

Art BurkinaLa Faso s'est donné les moyens, plus que tout autre pays d'Afrique de l'Ouest, de promouvoir ses artistes et ses artisans : musées, salles, écoles, subventions et organisation de festivals ou d'expositions sont autant d'efforts importants compte-tenu du budget serré de l'état.

Photo à gauche : une des oeuvres du site de Laongo, musée collaboratif à ciel ouvert, en pleine brousse à quelques kilomètres de Ouagadougou

C'est autour des objets religieux et des traditions - qui ne sont pas des oeuvres d'art pour ceux qui les créent - que l'esthétisme Burkinabè est le plus visible.

La statuaire est en effet aussi variée que le nombre de communautés qui composent le pays. Les statuettes lobi, gourounsi ou gourmantché sont autant la marque des croyances séculaires de ces ethnies que la figuration de leur vision du monde. Les sculpteurs de ces statues, toujours castés, entourent de secrets et de magie la naissance de ces figurines de bois. Pour autant, est-ce de l'art ou de l'artisanat ? Si les répliques de ces statues sont souvent les mêmes depuis des lustres, l'âme qui les habite et qui correspond parfois au totem, parfois au fétiche de son commanditaire, est quant à elle unique. En ce sens, on doit pouvoir parler d'oeuvres d'art quand elles ont été réalisées et préalablement utilisées selon les rites qui lui sont habituellement consacrés. La réplique exacte de ces statues, réalisée par l'ébèniste du coin pour les touristes de passage, se voyant ainsi privée de cette âme, de ce fétiche, de ce totem se voit de fait reléguée au rang d'artisanat bon marché.

jeune kasséna du village de Tiébélé devant l'une des cases dites "en huit", véritable joyaux d'architecture et de décoration.Parmi les autres créations qui suscitent l'émerveillement du monde il y également les maisons kasséna et leurs ornements si caractéristiques. Si les motifs peints par les femmes sont en partie dictés par les us et les traditions, la part d'inventivité, de goût, de fantaisie des mères de famille qui se lancent dans la décoration d'une concession apporte là encore un aspect artistique incontestable aux villages kasséna. Les énormes bracelets de bronze ou d'argent des Gourounsi, les scarifications chez les Bissa ou de manière plus moderne et amusante les enseignes figuratives des commerçants Burkinabè sont autant d'autres exemples de véritables oeuvres d'art issues du monde religieux, traditionnel ou coutumier Burkinabè. Que dire également de ces milliers de crèches splendides, extraordinaires et inventives qui sont édifiées à travers le pays par des adolescents qui n'ont parfois même pas conscience de leur génie (voir la page spéciales sur les crèches du Burkina).

Photo à droite : jeune kasséna du village de Tiébélé devant l'une des cases dites "en huit", véritable joyaux d'architecture et de décoration.

Parallèlement à ça, de véritables artistes dont la vocation originelle est l'objet, le résultat et l'esthétisme, brillent également au Faso. Outre le cinéma, la littérature ou la musique, plusieurs plasticiens se sont faits un nom au cours des années dans la peinture, le dessin et la sculpture. Des initiatives internationales font également briller le pays. C'est le cas du site de Laongo qui, au milieu même d'une brousse qu'on laisse vivre, expose des sculptures parfois aussi grandioses qu'imposantes, taillées dans le grès et le granit. Des artistes du monde entier viennent règulièrement apporter leur touche personnelle à ce musée de géants de pierre à ciel ouvert. Initié par le plasticien Siriki Ky, lui-même pionnier de l'art et de sa promotion au Burkina, le site de Laongo est unique en Afrique tant par son concept, que par sa taille et par le nombre d'artistes du monde entier qui viennent contribuer à l'oeuvre chaque année.

  Visitez la page culture pour voir différentes oeuvres d'artistes Burkinabè.

n L'ARTISANAT

Artisanat du Burkina Faso : ustensiles de cuisineArtisanat du Burkina : vanneries et poteries à BanforaLa généralisation des produits industriels étant récente, de nombreux objets d’utilisation quotidienne, et même la totalité en milieu rural, sont des objets d’artisanat. Les ustensiles de cuisine sont évidemment les plus fabriqués par les artisans du Burkina. Ces outils étant utilisés chaque jour par les ménagères, ils sont de bons souvenirs tout en étant utiles et bon marché. Vous trouverez ainsi des couverts en tek, des dessous de plat en bambou, des saladiers en courge vidée et séchée, des mortiers et pilons en fromager, etc....

Photos : à gauche des ustensiles de cuisine en vente sur un trottoir de Koudougou, à droite divers objets de poterie et de vannerie dans une boutique touristique de Banfora.

La poterie et la vannerie font également partie de ces activités traditionnelles qui produisent de magnifiques objets très bon marché utilisés quotidiennement par tous les Burkinabè comme récipients, pour faire brûler de l'encens ou cuisiner. Les outils des vieux métiers, notamment les outils du forgeron ou les outils agricoles, font également de très beaux souvenirs.

Les touaregs et les Nigériens du Burkina vendent en outre un grand nombre de très beaux objets en cuir de chameau et des superbes poufs ornementés. L'étranger aimera aussi les bogolans, ces tissus en coton Burkinabè tissés en bande et teintés de pigments naturels. Les fabrications d'instruments de musique, de meubles, d'objets en bronze et de bijoux font évidemment partie des activités artisanales les plus appréciées par les étrangers.

  Voir la page artisanat dédiée aux objets d'artisanat les plus répandus
  Voir aussi la page sur les vieux métiers et les petits métiers au Burkina
  Voir la page musique avec les instruments du Faso

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