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LES SALUTATIONS
 Ca
fait deux jours ! L'étranger s'amuse
de ce type d'expressions usuelles du Burkina.
Ce n'est qu'un des aspects du rituel des salutations
que toutes les communautés
du pays ont en commun.
Les salutations permettent d'une
part de s'enquérir des nouvelles de son
interlocuteur mais aussi de lui témoigner
du respect et même parfois de commencer
à l'amadouer avant de lui demander de l'argent
ou de lui apprendre une mauvaise nouvelle. Quand
un visiteur vient ainsi te saluer à ton
domicile en débitant des litanies de salutations
avec un air contrit, c'est le plus souvent pour
te taxer un billet de 10.000CFA (au mieux) ou
pour t'apprendre qu'il a engrossé ta fille
de 17 ans. C'est typique. Ainsi, quand les salutations
s'éternisent à domicile, le chef
de famille devient de plus en plus triste au fur
et à mesure que les minutes s'égrènent.
Plus la somme à demander est importante
ou plus la catastrophe à annoncer est affligeante
plus les salutations seront longues. Sans que
ceci ait la moindre valeur scientifique, des salutations
de 10 minutes risquent fort de te coûter
100.000CFA ou l'explosion de la moto que tu as
prêtée... C'est formidable.
Dans les zones rurales du pays
ou dans les quartiers non lotis de Ouaga
où viennent s'installer chaque année
des milliers de paysans fuyant la campagne, tu
pourras apercevoir un autre aspect des salutations
et du témoignage de respect. Les enfants
et les jeunes se croisent les bras et se courbent
devant les adultes et les étrangers. Cette
tradition tend hélas à se perdre
et il est rare de voir les jeunes faire ça
dans les secteurs administratifs de Ouagadougou.
Photo à gauche : un
jeune dagara
du village de Zambo présentant
ses respects traditionnellement
Les Burkinabé sont extrêmement
polis et saluent toute personne qu'ils croisent*.
Ainsi, si tu es dans des villages ou des quartiers
populaires, il convient évidemment de saluer
toute personne que tu croises. Ne serait-ce que
par un simple signe de la main. De même,
avant de demander un renseignement à un
inconnu dans la rue, il convient de lui dire bonjour
et de lui demander si "ça va".
Ne te sens pas obligé de lui demander des
nouvelles de son beau-frère mais n'hésite
pas à lui parler de la météo
et à lui demander son prénom avant
de le quitter. Toute personne saluée est
considérée comme désormais
connue.
* : Les employés de bureau
et fonctionnaires eux ne saluent que leurs collègues
et leurs connaissances. Tout client ou tout usager
étant synonyme de travail, ces glandus
de grattes-papier font toujours mine de ne pas
s'apercevoir de la présence d'une personne
qu'elles sont censées servir. Elles ne
saluent donc évidemment pas.
Enfin, il ne faut pas hésiter,
au contraire, à faire de l'humour lors
de salutations. La plaisanterie est bienvenue
et les petites phrases usuelles en sont d'ailleurs
la preuve. "Ca fait deux jours"
est lancé à toute personne que l'on
a pas vue depuis plus de 24H. Ainsi, le vieil
ami que l'on a pas croisé depuis deux ans
lancera sans problème un "Ca fait
deux jours". C'est également le
cas pour la vendeuse de bananes que l'on a pas
vue depuis une semaine ! D'autres expressions
courantes telles que "On dit quoi ?"
font également partie du rituel salutatoire.
De même, le serrage de main est très important.
On serre la main aux hommes comme aux femmes.
Ne t'étonne pas si on te tient les cinq
doigts pendant un quart d'heure : cela peut durer
toute la durée des salutations.
Savoir saluer, savoir éterniser
les questions salutatoires c'est s'ouvrir les
portes de la connaissance du Burkina Faso. Pour
les Européens cela peut sembler incongru
de discuter avec un piéton inconnu de la
santé de leurs familles respectives. Mais
c'est normal, apprécié et recommandé
au Burkina et en Afrique en général.
Attention cependant : n'essaye pas de t'entraîner
à la discipline salutatoire en Europe car
le piéton parisien à qui tu demandes
des nouvelles de la mère risquerait de
te frapper ou d'appeler la police...
A SAVOIR :
Le "Salam Aleykoum - Maleykoum Salam"
musulman n'est pas aussi commun au Burkina Faso
qu'il peut l'être au Mali, même dans
les localités 100% musulmanes. Cela tient
principalement au fait que parmi les nombreuses
religions et croyances
du Faso, l'islam ne représente qu'une moitié
de la population dont une grosse partie n'est
d'ailleurs pas très zélée.
Cependant, notamment en zone mandingue dans le
Sud, tout le monde comprend et accueille avec
bienveillance un petit Salam de salutation.
Voir
la page "ethnies" où l'ensemble des
méthodes de langue des différentes communautés
du Burkina Faso sont disponibles.
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LE MARCHANDAGE
Comme
dans la plupart des pays en voie de développement,
le marchandage est courant au Burkina Faso. Encore
faut-il le pratiquer à bon escient et en toute
sagesse. On ne marchande par exemple pas dans
les maquis, les restaurants, les "boutiques"
qui vendent des produits de fabrication industrielle
(dentifrice, biscuits, huile savon, sucre, café
etc...) car les prix sont fixés soit par lÉtat
ou les syndicats (sucre, riz, huile ...) soit
par le marché. Personne naurait lidée
de marchander ces tarifs. Sachez enfin que l'epicier
augmente rarement le tarif en fonction de la nationalité
de son client ! Le prix des transports
en commun (y compris les taxis à Ouaga
ou Bobo) est
également fixe et ne supporte aucun marchandage.
Le dernier des principaux cas est le prix de lunité
dans les télécentres (il est en général affiché
à l'entrée et oscille entre 70 et 100CFA l'unité).
En
dehors de ces exemples précis, tout se marchande.
Cest le cas de lartisanat touristique,
des objets doccasion, des fruits et légumes,
des vêtements, chaussures ou des objets de consommation
(montres, radio, etc...). Même les loueurs de
voitures qui ont pignon sur rue peuvent baisser
leurs prix " officiels " !
Le prix dune amende de police se négocie
également. Le nouveau-venu au Burkina doit être
au courant de cela car il est vrai que durant
les premiers jours on peut avoir la hantise de
se faire plus ou moins avoir. Sache donc que le
Burkinabé nappréhende pas vraiment
le terme "arnaque" car il part du principe
que le juste prix dun bien est le prix que
lacheteur est prêt à donner. Si tu achètes
donc une statuette 6000CFA alors que le client
suivant la paie 1000CFA cest que le prix
de 6000CFA t'aura satisfait. Ce raisonnement nest
dailleurs pas dénué de bon sens puisque
finalement cest la loi de loffre et
de la demande adaptée à la burkinabé !
Photos : à droite
un mur de Bobo
et son message ésotérique habituel
: "crédit est mort, la confiance la
tué" (au moins c'est pas Omar), à
gauche, négociation sur le maïs grillé
au marché de Réo
Pour finir sur le marchandage,
sache quil faut finalement le considérer
comme un jeu. Lorsqu'on passe deux mois daffilée
au Burkina, on a le temps de samuser à marchander
et de voir jusqu'où les commerçants
sont prêts à descendre pour les retrancher
dans ce que l'on croit être leurs dernières
limites. Un conseil un bon marchandage
(notamment d'objets artisanaux) : discute le prix
de l'objet avec le commerçant et lorsqu'il
ne veut plus baisser, dis-lui que son prix semble
intéressant mais que tu vas quand-même
voir ce que propose la concurrence. Arrivé(e)
chez ces concurrents débute le marchandage
sur la base de ce que tu as négocié
chez le premier... Tu verras, le système
est infaillible !
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La police, la gendarmerie et l'armée
Ces trois corps se distinguent
facilement les uns des autres grâce à
leur uniforme : les militaires sont en vert ou
en tenues camouflées, les gendarmes sont en bleu
et la police est en beige. Leur niveau de corruption
et leur cote de sympathie auprès de la
population diffèrent également beaucoup...
Les militaires ne sont
pas corrompus du tout et attirent le plus souvent
la sympathie. Cela est sans doute dû au
fait qu'ils ne sont jamais chargés de missions
de contrôles routiers ou d'enquête
et que du coup ils ne peuvent pas faire l'objet
de corruption. On voit assez rarement les militaires
dans les rues en dehors des jours de défilé.
Ils restent la plupart du temps dans les casernes.
Mieux vaut d'ailleurs ne pas les en faire sortir
: en décembre 2006 suite à la mort
d'un des leurs assassiné par les policiers,
les soldats ont pris d'assaut le commissariat
et deux jours de troubles s'en sont suivis avec
tirs de mitrailleuses partout dans Ouaga et autour
de la caserne du quartier de Gounghin.
Depuis la guerre des "cinq jours" de
la Bande d’Agacher en 1985 (guerre avec
le Mali contre le Burkina de Sankara qui dura
5 jours du 25 au 30 décembre 85), l'armée
burkinabé n'a plus été impliquée
dans aucun conflit. Les militaires continuent
cependant d'intervenir sur des conflits internationaux
ou des missions de paix sous l'égide des
Casques Bleus de l'ONU ou de la force d'interposition
de l'Union Africaine.

Les gendarmes, qui dépendent
comme en France de l'armée, sont assez
peu nombreux. Chargés de mission de police
et de contrôle routier, ils sont aux premières
loges du grand festival de la corruption. Pas
un seul, du plus haut gradé au plus petit
trou du cul en uniforme, n'est honnête.
Pas un seul ne fait son travail consciencieusement.
On peut estimer facilement, vu le train de vie
de la plupart de ces animaux, qu'ils ramassent
en corruption au moins le triple de ce que leur
verse l'état en salaire. Petits arrangements,
faux papiers, complicité dans les trafics
les plus divers, le gendarme est décidément
comme le policier et le dounier un être
méprisable au plus haut point. Peu ou mal
armée, très peu équipée,
la gendarmerie ne constitue cependant pas une
menace pour la stabilité du pays.
Photo à gauche :
la brigade gendarmerie motorisée en tenue
de défilée à Ouagadougou
pour la fête nationale

Les policiers font aussi partie des personnes
les plus désagréables que l'on peut
croiser au Faso et qui polluent quotidiennement
la vie du Burkinabé par leurs tracasseries
et leurs extorsions de fonds. Ils sont extrêmement
corrompus et en cas de problème, pour ne pas passer
plusieurs jours au poste, mieux vaut faire preuve
dune grande diplomatie. Ils peuvent également
exercer en civil. Soyez toujours en règle au niveau
de vos papiers et ne vous énervez jamais ! Ils
sont en théorie chargés des différentes
enquêtes sur les crimes et délits
dont le nombre ne cesse de grimper au Pays des
Hommes Intègres. Dans la pratique, ils
sont incapables d'arrêter quelqu'un autrement
que sur dénonciation (parfois calomnieuse)
ou flagrant délit. Que vous soyiez victime
d'agression ou de vol, il est INUTILE de vous
rendre dans un commissariat. Ca ne servirait à
rien, et ces enculés sont même capables
de vous demander de l'argent pour l'essence nécessaire
à l'enquête...
Les policiers municpaux enfin, sont tout
en bas de l'échelle humaine. Ils ne sont
chargés que des opérations de contrôles
routiers en ville (à Ouaga et Bobo principalement).
Leur travail ne consiste qu'à extorquer
de l'argent plus ou moins abusivement aux cyclistes,
motocyclistes et automobilistes, argent qu'ils
se mettent directement dans la poche et transforment
en bière aussi vite que possible. Ils méritent
tous la peine de mort. Si quelqu'un, par la grâce
de Dieu, en écrase un par accident en grillant
un feu rouge, écrivez-nous, nous ferons
tout pour soulager sa peine en prison car il aura
rendu service à l'Humanité.
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ASSOCIATIONS ET O.N.G.
Voir
la page spéciale sur les associations et
ONG du Burkina

Photo : le panneau d'un ONG dans les
rues de Ziniaré
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LES GUIDES
La profession de guide n'est pas
règlementée au Burkina Faso. Seuls
les quelques villageois désignés
par la communauté dans les sites référencés
par l'ONTB et dont la visite nécessite
l'achat d'un ticket peuvent être considérés
comme des guides "officiels".
L'activité de guide se résume
donc à quelques jeunes qui tentent à droite
à gauche de gagner trois sous. De nombreuses arnaques
ont d'ailleurs découragé bon nombre de visiteurs.
Ce nest donc pas grâce à eux que tu vas
visiter le pays. Le problème avec les guides cest
que tu peux tomber souvent sur le pire et beaucoup
plus rarement sur le meilleur. Les guides sont
d'ailleurs la plupart du temps incapables de te
guider puisqu'ils ne connaissent du pays que leur
village natal et la ville où ils habitent.
Ce sont donc très généralement
les touristes qui font visiter le pays à
leur guide (!!!) qui malgré tout soutiendra
mordicus qu'il connait le Faso sur le bout des
doigts. Dans la pratique, le touriste avec son
Lonely Planet en sait plus sur le Burkina - géographiquement
parlant - qu'un pseudo guide-accompagnateur.
Méfie-toi surtout des cartes ou
badges de guide "officiel" de telle
ou telle organisation car tu auras autant de problèmes
avec eux qu'avec les autres (voir plus...). A
notre avis, lintérêt dun guide est
surtout de ne pas être emmerdé par
les autres guides et antiquaires à deux
balles qui ne manqueront pas de te donner la migraine
dès ton arrivée à l'aéroport
et jusqu'à tes promenades solitaires à
moins de 800 mètres de l'hôtel. Un
étranger qui marche seul est la cible de
toutes les grosses fatigues. Avoir un "guide"
permet donc d'éviter de se coltiner les
vendeurs, taxeurs, arnaqueurs en tous genres qui
pullulent dans les zones touristiques et en ville.
C'est un avantage non négligeable.
Dans tous les cas, nous te conseillons
de ne prendre de "guide" qu'une fois
arrivé(e) dans le coin que tu souhaites
découvrir. Donner un peu d'argent à
un jeune du village (ou mieux à une fille
dont la discipline sportive ne sera pas d'essayer
de te rouler) c'est mieux que se trimballer à
Banfora avec un Mossi
de Ouaga qui parle
pas un mot de dioula
et prend les gens de la campagne pour des ploucs.
Pour un gosse dans un des nombreux villages extraordinaires
du Faso, gagner 500 ou 1000CFA et un Coca Cola
c'est vraiment quelquechose. Sans compter qu'il
sera content de discuter avec des étrangers
et te fera découvrir des aspects de sa
localité ou de sa région que seul
un habitant du coin peut connaître. Pour
trouver le jeune idéal, toujours la même
technique : s'assoir tranquillement dans un maquis
(le plus crados possible) et discuter avec les
soiffards ou le commerçant du coin. Rien
de tel que de bavasser avec les vrais gens du
Burkina, aimables accueillants et intègres,
pour s'imprégner des réalités
du pays et trouver avec qui le découvrir.
On te trouvera rapidement un jeune qui sera heureux
de te faire faire le tour du patelin, de te montrer
les fétiches de la famille, de t'emmener
chasser le lapin en brousse, de te montrer le
travail du forgeron ou de t'emmener saluer respectueusement
les anciens du village.
Si tu tiens cependant à
t'attacher les services d'un guide "national",
exige quelques critères :
1 - Au Faso, un guide doit nécessairement
parler mooré
ET dioula.
En effet, dans les campagnes du Sud un Mossi de
Ouaga sera COMPLETEMENT PAUMÉ s'il ne parle
pas dioula. Car les villageois peuvent ne pas
parler français et en aucun cas ne parleront
mooré (et même s'ils comprennent
le mooré ils feront semblant que non juste
pour emmerder ce Mossi qui se pointe dans les
villages du Sud sans parler la langue locale...).
Il en est de même pour un Bobolais dans
les villages du plateau Mossi. Exige donc les
deux langues et fais le vérifier par un
tiers (car, cher touriste, dans l'absolu vu que
tu ne connais sans doute aucune des deux on pourra
te raconter n'importe quoi...).
2 - Refuse tout rasta, tout branleur
avec un collier de cauris ou des merdes à
touristes à vendre sur les bras. Refuse
toute personne qui se propose de te guider à
travers le pays. Enfin ET SURTOUT, refuse toute
personne dont tu n'as pas visité la maison
ou qui ne t'a pas été récommandée
par un commerçant ayant pignon sur rue
ou une connaissance dont tu connais l'adresse.
Pouvoir attacher un "guide" à
une adresse c'est l'assurance d'éviter
un grand nombre d'embrouilles typiquement africaines.
En fait, l'idéal pour dénicher un
guide sérieux est de se pointer dans un
maquis populaire (bref, pas les bars à
pute de l'avenue Kwamé Nkrumah) et de nouer
la conversation avec quelques vieux soiffards
motorisés (oui ça semble con dit
comme ça mais fais moi confiance). Les
vieux connaissent forcément un jeune dans
leur rue ou leur entourage qui a déjà
un peu voyagé à travers le pays
et sera heureux de combler ses moments de chômage
en voyageant tout en gagnant un peu d'argent.
3 - Enfin, règle dès
le début et clairement les aspects pratiques
et financiers. Noter tout sur un papier ça
fait lourdingue mais ça évite bien
des embrouilles : prix par jour, prise en charge
ou non des repas et de l'hébergement, etc....
Un jeune chômeur sorti du quartier sera
exceptionnellement satisfait avec un salaire quotidien
entre 4000 et 8000CFA par jour (entre 6 et 12€)
avec les repas et les hébergements à
sa charge (un repas de maquis coûte toujours
moins de 500CFA et pour dormir chez l'habitant
ça ne lui coûtera guère plus).
Si tu souhaites qu'il partage le même hôtel
ou le même restau, tout ça sera évidemment
à ta charge. Pour info, une femme de ménage
qui se casse le dos à Ouaga gagne entre
6000 et 12000CFA par mois.
Voir
aussi la page sur les gros(ses) con(ne)s
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LES ARTS PLASTIQUES
Le Burkina est un pays d'art
et de culture et le Burkinabé a l'amour
du beau. Le pays se distingue en Afrique de l'Ouest
autant par ses créations que par son patrimoine
artistique et par ses manifestations cullturelles
nationales et internationales.
La
Faso s'est donné les moyens, plus que tout
autre pays d'Afrique de l'Ouest, de promouvoir
ses artistes et ses artisans : musées,
salles, écoles, subventions et organisation
de festivals ou d'expositions sont autant d'efforts
importants compte-tenu du budget serré
de l'état.
Photo à gauche :
une des oeuvres du site de Laongo,
musée collaboratif à ciel ouvert,
en pleine brousse à quelques kilomètres
de Ouagadougou
C'est autour des objets religieux
et des traditions - qui ne sont pas des oeuvres
d'art pour ceux qui les créent - que l'esthétisme
burkinabé est le plus visible.
La statuaire est en effet aussi
variée que le nombre de communautés
qui composent le pays. Les statuettes lobi,
gourounsi
ou gourmantché
sont autant la marque des croyances séculaires
de ces ethnies que la figuration de leur vision
du monde. Les sculpteurs de ces statues, toujours
castés, entourent de secrets et de magie
la naissance de ces figurines de bois. Pour autant,
est-ce de l'art ou de l'artisanat ? Si les répliques
de ces statues sont souvent les mêmes depuis
des lustres, l'âme qui les habite et qui
correspond parfois au totem, parfois au fétiche
de son commanditaire, est quant à elle
unique. En ce sens, on doit pouvoir parler d'oeuvres
d'art quand elles ont été réalisées
et préalablement utilisées selon
les rites qui lui sont habituellement consacrés.
La réplique exacte de ces statues, réalisée
par l'ébèniste du coin pour les
touristes de passage, se voyant ainsi privée
de cette âme, de ce fétiche, de ce
totem se voit de fait reléguée au
rang d'artisanat bon marché.
Parmi
les autres créations qui suscitent l'émerveillement
du monde il y également les maisons kasséna
et leurs ornements si caractéristiques.
Si les motifs peints par les femmes sont en partie
dictés par les us et les traditions, la
part d'inventivité, de goût, de fantaisie
des mères de famille qui se lancent dans
la décoration d'une concession apporte
là encore un aspect artistique incontestable
aux villages kasséna.
Les énormes bracelets de bronze ou d'argent
des Gourounsi,
les scarifications chez les Bissa
ou de manière plus moderne et amusante
les enseignes figuratives des commerçants
burkinabé sont autant d'autres exemples
de véritables oeuvres d'art issues du monde
religieux, traditionnel ou coutumier burkinabé.
Que dire également de ces milliers de crèches
splendides, extraordinaires et inventives qui
sont édifiées à travers le
pays par des adolescents qui n'ont parfois même
pas conscience de leur génie (voir
la page spéciales sur les crèches
du Burkina).
Photo à droite :
jeune kasséna
du village de Tiébélé
devant l'une des cases dites "en huit",
véritable joyaux d'architecture et de décoration.
Parallèlement à ça,
de véritables artistes dont la vocation
originelle est l'objet, le résultat et
l'esthétisme, brillent également
au Faso. Outre le cinéma,
la littérature
ou la musique,
plusieurs plasticiens
se sont faits un nom au cours des années
dans la peinture, le dessin et la sculpture. Des
initiatives internationales font également
briller le pays. C'est le cas du site de Laongo
qui, au milieu même d'une brousse qu'on
laisse vivre, expose des sculptures parfois aussi
grandioses qu'imposantes, taillées dans
le grès et le granit. Des artistes du monde
entier viennent règulièrement apporter
leur touche personnelle à ce musée
de géants de pierre à ciel ouvert.
Initié par le plasticien Siriki Ky, lui-même
pionnier de l'art et de sa promotion au Burkina,
le site de Laongo est
unique en Afrique tant par son concept, que par
sa taille et par le nombre d'artistes du monde
entier qui viennent contribuer à l'oeuvre
chaque année.
Visitez la page
culture pour voir différentes oeuvres d'artistes
burkinabé.
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L'ARTISANAT
 La
généralisation des produits industriels étant
récente, de nombreux objets dutilisation
quotidienne, et même la totalité en milieu rural,
sont des objets dartisanat.
Les ustensiles de cuisine sont évidemment les
plus fabriqués par les artisans du Burkina. Ces
outils étant utilisés chaque jour par les ménagères,
ils sont de bons souvenirs tout en étant utiles
et bon marché. Vous trouverez ainsi des couverts
en tek, des dessous de plat en bambou, des saladiers
en courge vidée et séchée, des mortiers et pilons
en fromager, etc....
Photos : à gauche
des ustensiles de cuisine en vente sur un trottoir
de Koudougou, à
droite divers objets de poterie et de vannerie
dans une boutique touristique de Banfora.
La poterie et la vannerie font
également partie de ces activités
traditionnelles qui produisent de magnifiques
objets très bon marché utilisés
quotidiennement par tous les Burkinabé
comme récipients, pour faire brûler
de l'encens ou cuisiner. Les outils des vieux
métiers, notamment les outils du forgeron
ou les outils agricoles, font également
de très beaux souvenirs.
Les touaregs et les Nigériens
du Burkina vendent en outre un grand nombre de
très beaux objets en cuir de chameau et
des superbes poufs ornementés. L'étranger
aimera aussi les bogolans, ces tissus en coton
burkinabé tissés en bande et teintés
de pigments naturels. Les fabrications d'instruments
de musique, de meubles, d'objets en bronze
et de bijoux font évidemment partie des
activités artisanales les plus appréciées
par les étrangers.
Voir la page
artisanat dédiée aux objets d'artisanat
les plus répandus
Voir
aussi la page sur les vieux métiers et
les petits métiers au Burkina
Voir la page musique
avec les instruments du Faso
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