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le 11.12.2014

 Touristes : conseils pour votre santé !

Les visiteurs étrangers qui se rendent au Burkina n'ont pas de souci particulier à avoir. Certaines règles élémentaires de sécurité et d'hygiène sont cependant primordiales à observer pour ne pas tomber malade et attraper des maladies graves.

une bouteille d'eau minérale Jirna au milieu de repas à Ouagadougou L’eau : Surtout pas de panique ! Ne cédez pas aux alarmes des mauvais guides touristiques. Excepté si vous avez des enfants en bas âge, vous pouvez vous passer de purifier l’eau que vous boirez au Burkina. S'il s'agit d'eau courante (eau du robinet), sa qualité bactérienne est très acceptable et en boire un verre est moins dangereux que de se fouiller dans le nez avec des doigts sales. On n'est pas au Zaïre ! Si l’eau sort d’un robinet, IL N’Y A AUCUN RISQUE : si vous devez avoir la diarrhée, vous l'aurez avec ou sans eau du robinet ! Vous pouvez sans problème la boire même si parfois elle peut avoir un aspect trouble. Sachez que toutes les grandes villes disposent d’eau courante de bonne qualité et pour ceux qui ne l’ont pas à la maison, il y a de nombreuses fontaines de distribution.

 

En dehors des localités équipées de l'eau courante, l'eau est généralement tirée d'un très profond forage. C'est d'ailleurs le problème du Faso : l'eau est très bonne car les nappes phréatiques sont nombreuses et de bonne qualité mais elles sont si profondes que chaque forage coûte très cher.

Photo à droite : une bouteille d'eau minérale Jirna au milieu de repas à Ouagadougou

La plupart des puits sont traités par les agents de l’hygiène publique et ils sont très sains. Il y a de toute façon une règle universelle : si les gens qui la boivent vous semblent en bonne santé, buvez-la sans problème. On n'a jamais vu quelqu'un tomber malade au Burkina avec l'eau du robinet ou celle d'un forage. Une exception néanmoins mais qui tombe sous le bon sens : en cas d’épidémie affirmée de choléra dans votre localité, ne buvez que des boissons fermées. Les personnes fragiles et enfants en bas âge pourront se procurer partout sur le territoire des bouteilles d'eau minérale issues des sources du pays.

pancarte de sensibilisation au péril du SIDA MST : Le Burkina n'est pas seulement la capitale du coton et du beurre de karité. C'est aussi une des capitales des MST. Si la situation du SIDA est moins préoccupante qu'en Côte d'Ivoiwe, la maladie fait néanmoins des dizaines de milliers de victimes et le taux de prévalence du HIV est l'un des plus importants du monde. En fonction des sources, le nombre de personnes infectées par le HIV en 2010 dépasserait largement les 500.000 et une ville comme Bobo-Dioulasso compterait 2 séropositifs sur 10 habitants ! De plus, vu qu'aucune autopsie n'est jamais faite au Burkina, on ne sait que rarement de quoi est morte une personne (on préfère d'ailleurs ne pas savoir). On entend donc chaque jour des histoires du genre "il est mort de fatigue", ou "elle est morte du hoquet"...
Photo à gauche : pancarte de sensibilisation au péril du SIDA mise par une association dans la ville de Léo. "Le SIDA existe", une vérité dont beaucoup de Burkinabè doutent puisque personne ne semble jamais mourir du SIDA.

Les hépatites sont encore plus répandues et 4000 morts sont à déplorer chaque année en raison de la syphilis (chiffres OMS de 2002). Les mycoses génitales sont en outre aussi répandues que les mouches sur un marché aux poissons. Pour ces mycoses, l'utilisation du préservatif est évidemment vaine sauf à en enfiler également un sur les testicules. Sachez enfin que le préservatif, de par les risques de rupture et de par la porosité du derme testiculaire, n'empêche pas à 100% la transmission du SIDA et des autres MST. C'est d'ailleurs précisé en gros sur les paquets de capote. Seul le pape n'a pas le droit de le dire.

Voir la page sur les stats du SIDA au Burkina

Plat de porc grillé La nourriture : Dites-vous bien que des germes qui existent en Afrique n’existent pas en Europe (et vice-versa d'ailleurs). Que vous mangiez donc un steak-frite dans un resto de Ouagadougou ou un tô dans une famille de Tiébélé, vous absorberez ces germes une bonne fois pour toute. La tourista ne va vous tuer ! Une amibiase ça fait mal mais ça se soigne bien. Ne croyez surtout pas que vous allez attraper toutes les maladies du monde en mangeant un bon plat de riz. L’idéal au contraire est de se plonger dans la sauce dès le premier jour pour être immunisé au plus vite. Méfiance néanmoins quand vous voyez certains aliments et notamment les viandes pas assez cuites et les laits crus. Le risque parasitaire (ver solitaire teania, ascaris, etc...) est exceptionnellement élevé et des infections à salmonelles sont également à redouter. Si manger dans les petits maquis ou les restaurants de village ne présente aucun danger (sauf en cas d'épidémie de choléra, auquel cas vous en aurez entendu parler), il faut proscrire tout repas dans les gargottes situées dans les lieux de grand passage (marchés et gares routières).

Photo à droite : une "fricassée" de porc grillé (prononcer le "c" de porc) vendue par une cuisinière en pleine brousse à l'occasion d'une manifestation traditionnelle. Ce type de plat servi en plein air avec de la viande mal cuite au milieu de la poussière et des passants et à éviter...

Les mycoses : L’Afrique est le paradis des champignons. Les amateurs de cèpes et de girolles seront déçus car ils ne récolteront que des pieds d’athlètes et autres plaies multicolores. En effet, la chaleur, l’humidité et la transpiration sont les vecteurs de ces maladies. Il est néanmoins facile avec quelques précautions d’éviter tout ça. Les pieds sont les plus touchés. Si vous êtes en chaussures, mettez des chaussettes de tennis en coton. Mais préférez plutôt les sandales, les tongues et aussi souvent que possible restez pieds nus pour les faire sécher. Les plus fragiles pourront emmener du talc à mettre dans les chaussures. Le reste du corps peut également être sujet aux mycoses : particulièrement les zones de frottement et de sudation. Mesdemoiselles amatrices de jolis dessous en nylon, préférez le coton. Dans toutes les boutiques du Burkina Faso on vend des savons antibactériens de marque Pharmapur et Santex (attention à ne pas les acheter en dehors des boutiques car même les savons sont contrefaits au Nigéria !). Ils sont efficaces pour nettoyer la peau et prévenir les mycoses et infections. N’hésitez pas en vous en servir à chaque douche même s’il ne sent pas la violette des champs. Sachez enfin que toute relation sexuelle, même "protégée", a toutes les chances de vous transmettre des mycoses sur la marguerite.

Les animaux : Les animaux domestiques et sauvages en Afrique sont porteurs d'un grand nombre de germes et de parasites. Caresser un chien ou un chat, manipuler un poulet ou sodomiser une chèvre peut conduire à attraper plusieurs maladies. En période de grippe aviaire, il ne faut évidemment pas toucher de volailles et si vous en consommez, prenez garde à bien les faire cuire. Si vous adoptez un chien ou un chat, il n'est pas superflu de les faire vacciner et déparasiter règulièrement.

Un serpent tué par un passant à DiébougouLa rage existe au Burkina Faso et en cas de morsure il est vivement conseillé de se faire soi-même vacciner contre la rage (vaccins disponibles à Ouaga et Bobo). En brousse, évitez de toucher aux animaux sauvages domestiqués (singes, tortues, etc...) : les puces et les tiques parasitant les animaux peuvent venir sur vous et vous transmettre toutes sortes de maladies du moyen-âge.
Photo à gauche : Un serpent tué par un passant à Diébougou

A la campagne, mais également en ville, les serpents sont innombrables. Cobras et vipères font eux aussi de nombreux morts chaque année. Suivez les conseils des villageois pour éviter de vous faire mordre.

Voir aussi la page sur les serpents du Burkina Faso

une ruche d'abeilles a colonisé une cavité d'un baobab dans le village de Sela Insectes : Eviter de se faire piquer par les moustiques est le meilleur moyen de ne pas attraper les palu et autre fièvre jaune. De toute façon même sans ces maladies, dormir avec les moustiques est vraiment intenable. Les bruits incessants des bourdonnements de ces gentilles petites bêtes rendent fou ! L’idéal est bien-sûr la moustiquaire. La plupart des campements et des hôtels non équipés de climatisation ont des moustiquaires. Tel n’est pas le cas si vous partez dans des familles. Les moustiquaires imprégnées coûtent très cher en Europe (aux alentours de 75€ et au mieux 40€ chez Décathlon). Achetez-en donc une au Burkina Faso. Vous en trouverez dans toutes les grandes villes pour moins de 2500CFA (3.75€). Hélas, il fait souvent très chaud sous ces tentes de tissu et beaucoup finissent par les enlever durant les périodes d’hivernage alors que c’est le moment où les moustiques sévissent le plus. Sachez qu'ils vous piqueront même à travers un pyjama et que le moindre morceau de chair qui dépasse sera assailli ! Les repellents sont parfois efficaces. Mais ils coûtent souvent cher et, pire, vous rendent la peau poisseuse ! La meilleure protection est celle des serpentins insecticides. Ils sont en vente dans toutes les boutiques mais attention à ne choisir que les Baygon et surtout pas ceux de marque chinoise, peu efficaces et cancérigène (comme généralement tout ce qui est fabriqué en Chine). C'est hyper efficace. Vous l’allumez le soir quelques minutes avant de vous coucher dans votre chambre et il se diffuse tout au long de la nuit. Vous ne poisserez pas comme avec le repellent et vous ne crèverez pas de chaud avec la moustiquaire. On trouve les serpentins dans TOUTES les boutiques même dans les plus petites localités villageoises. De plus, le prix est intéressant. La spirale coûte 75CFA (0,11€), et vous en utilisez une par nuit (si la pièce est grande mettez-en deux).

Photo à droite : une ruche d'abeilles a colonisé une cavité d'un baobab dans le village de Sela

En parlant des bêtes qui piquent, méfiez-vous des mouches tsé-tsé : 200 à 240 000 km2 sont infestés, de la province du Kénédougou jusqu’au parc national du W à la frontière du Bénin et du Niger. Est également concernée, toute la partie sud de Ouagadougou intégrant la frontière de la Côte d’Ivoiwe, du Ghana, du Togo et du Bénin, et une partie de la frontière du Mali. Même si les risques d'attraper la maladie du sommeil sont quasiment nuls pour l'humain (il faut se faire piquer des centaines de fois pour l'attraper !), les piqûres sont désagréables. Elles sont peu douloureuses (comme la piqûre d'un taon) mais vous démangent pendant de longs jours.
Dans la famille des mouches, les simulies sont également dangereuses. Lorsque vous êtes au bord d'un cours d'eau vous pouvez en effet vous faire piquer par ces insectes. Si les chances d'attraper le parasite de l'onchocercose sont minces (cette maladie a rendu des dizaines de milliers de Burkinabè aveugles ces 30 dernières années), les morsures des mouches simulie demeurent tout de même désagréables.
Dans les régions du nord du pays, secouez vos vêtements et chaussures pour les débarrasser d'éventuels scorpions. Leur piqûre n'est que rarement mortelle mais elle est douloureuse.
Si vous dormez chez l'habitant, en particulier à la campagne sur les literies "traditionnelles" en coton, assurez-vous qu'il n'y a pas de punaises de lit. Ces insectes hématophages provoquent, en vous vampirisant, des boutons qui démangent fortement pendant plus d'une semaine. Ils peuvent en plus transmettre toutes sortes de maladies.
Enfin, plusieurs espèces de guêpes africaines construisent leur nid sur les murs des habitations. Ces guêpes sont peu aggressives mais si elle vous piquent, vous vous en souviendrez toute votre vie. Attention donc à ne pas les agacer. En outre, le Burkina Faso est un pays d'apiculteurs. Les ruches artificielles ou sauvages sont nombreuses et les abeilles africaines peuvent se réveler très agressives. Les accidents sont nombreux.

Voir aussi la page sur les serpents du Burkina Faso

Baignade : Plusieurs périls peuvent vous guetter lors de vos baignades au Burkina Faso. Ici, hélas, pas de danger de croiser un requin puisque le pays n'a pas accès à la mer. Mais des animaux tout aussi dangereux vous guettent. Ainsi, si vous ne souhaitez pas être attaqué par un crocodile ou un hippopotame, demandez systématiquement aux villageois si la baignade est sans risque. La moindre petite mare peut en effet abriter un croco et les hippopotames sont invisibles à la surface durant de longues minutes.
Cependant, le principal danger de la baignade dans les rivières et lacs du Burkina Faso vient des nombreuses maladies parasitaires graves présentes dans l'eau et transmises par les insectes ou les gastéropodes voir par la pénétration via les voies naturelles. Onchocercose, bilharziose ou filarioses impressionnantes sont autant de parasites ravageant l'organisme dont des milliers de Burkinabè sont victimes chaque année (souvent des enfants qui apprécient de jouer dans l'eau).

Soleil et chaleur : Le Burkina Faso est un pays chaud. Très chaud même à certains moments et certains endroits. Entre avril et mai, le pays reçoit toute la chaleur de l’enfer avec des pointes approchant les 50°C à l'ombre. Les plus grosses chaleurs se ressentent principalement dans la moitié nord du pays. Souvent accompagnée d’un vent sec, l’harmattan, cette canicule frippe et dessèche tout ce qui passe sur son chemin.

les Burkinabè se couvrent souvent la tête quand ils sont au soleil.Boire, boire et boire absolument ! En cas de marche à pieds ou de promenade en brousse prévoyez d’emmener au moins 1 litre d’eau par heure. Casquette, bob ou chapeau de paille sont de rigueur et un dermophile indien pour vos lèvres vous aidera à les garder souples. Petit accessoire sympa et pas du tout superflu pour les enfants et les vieilles peaux : quand le thermomètre explose, un brumisateur d’eau fera l’effet d’un extincteur sur un visage en feu. Malgré tout, ces énormes chaleurs de saison sèche sont paradoxalement supportables car l’air est sec. Durant la saison des pluies, les températures excèdent rarement les 32°C sur l’ensemble du territoire mais l’humidité de l’air dépassant les 98% rend les jours et les nuits étouffants et moites. Essayez de dormir dans des endroits aérés tels que les cases traditionnelles en banco.

Photo à gauche : les Burkinabè se couvrent souvent la tête quand ils sont au soleil. L'étranger peu habitué au climat caniculaire et très ensoleillé doit lui aussi se protéger la tête !


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Voir la page sur les statistiques de la santé au Burkina Faso : tous les chiffres
Voir la page sur les serpents du Burkina Faso
Voir la page "formalités" pour connaître les vaccins obligatoires ou conseillés

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